SITUATION DES ACCORDS DE NIONO: L’ARMÉE MALIENNE DÉFIE L’ULTIMATUM DES TERRORISTES ET REFUSE DE QUITTER FARABOUGOU

0
211

Le blocus de Farabougou, dans le cercle de Niono, dure déjà plusieurs mois. De nombreuses tractations ont été menées pour tenter de ramener l’acalmie. Dans cette lancée, le Haut Conseil Islamique a été mis à contribution dans le cadre de négociations avec les différents protagonistes, en présence sur le terrain, terroristes et dozos. À l’issue de cette médiation, un calme précaire, assorti d’un cessez-le-feu avait été instauré. Cependant, rappelons que cette paix passagère avait pour condition le retrait des FAMAS de Farabougou, au plus tard le 15 avril, à la demande des djiadistes de la Katiba Macina d’Amadou Kouffa.

La situation à Farabougou, dans le cercle de Niono, avait connu sa dose d’alcalmie après d’âpres négociations menées par le HCI entre terroristes ou djihadistes et chasseurs traditionnels, sous la bannière de l’État.
Si ces différentes démarches avaient permis de soulager les populations à la faveur d’un fragile cessez-le-feu, force est de reconnaître que les hommes d’Amadou Kouffa ont fait monter les enchères à travers leur ultimatum de voir retirer l’armée malienne de la localité de Farabougou. Et, le délai fixé expirait le 15 avril dernier. C’etait la condition sine qua non de maintenir l’acalmie dans cette zone.
Le commandement des FAMAs qui n’avait pas souhaité commenter cette exigence des terroristes avait préféré observer le mutisme sans toutefois céder à cette injonction émanant des djiadistes. En effet, en dépit de l’expiration de l’ultimatum, notre armée n’a pas quitté Farabougou et le cessez-le-feu demeure toujours en vigueur.
Cette attitude brave et républicaine de nos FAMAs traduit à suffisance leur attachement à l’intégrité territoriale du Mali. Autrement, céder à cette menace et abandonner Farabougou à son sort, s’assimilerait à un aveu d’impuissance et de capitulation face à l’ennemi. Or, l’État se doit de s’assumer et d’affirmer son autorité partout sur le territoire national. Aucune portion de la superficie du Mali ne doit faire l’objet de cession de quelque manière que ce soit.
Ceux qui étaient favorables à un retrait des FAMAS, sous pretexte de soulqger les habitants de Farabougou, ont tôt fait d’oublier les sombres épisodes d’amputation des mains, de lapidation, de flagellation et autres sévices dégradants qu’ont subi nos populations du nord, jadis sous l’emprise de ces individus sans foi ni loi, tapis sous étiquette djihadistes.
D’ailleurs, la situation de Kidal qui échappe toujours au contrôle de nos forces est très édifiante et devait nous instruire à la prudence afin d’éviter de faire de Farabougou un Kidal bis. En plus, si nos FAMAs avaient cédé au dictat des hommes de la Katiba Macina, combien de localités en proie à ce genre de crise auraient formulé la même demande?
Si Kidal est bien aujourd’hui une plaque tournante du narco-trafic et autres trafics en tous genres, cela est de toute évidence imputable à l’absence d’une armée régulière qu’est la nôtre. Demander le retrait de nos FAMAs est indubitablement le fait d’un agenda caché de narco-trafiquants et contrebandiers notoires, déguisés en pseudo – djihadistes, terrorisant au passage de paisibles citoyens.
En tout cas, nous osons espérer que ce refus d’abandonner Farabougou à son sort est un signal fort, de nos forces de défense et de sécurité, selon lequel le Mali ne saurait être un « no man’s land » à la portée du premier aventurier.
La protection des populations s’inscrit dans le strict cadre de l’affirmation de l’autorité de l’État en toute circonstance. Pour cela, si Farabougou doit être libéré, que cela se fasse sans chantage ni intimidation des fondements et institutions de la République.
Bravo donc aux FAMAs d’avoir imité cette grande voix de la chanson mandingue à travers cette célèbre déclaration aux terroristes: »Nous pas bouger ».

Souleymane KONATÉ / Duniya kibaru.net

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici