RESSEREMENT DES RANGS AU SEIN DE l’ADEMA-PASJ EN COMMUNE VI: SAMBALA SIDIBE, UN HOMME, UNE VISION, UN DES FERS DE LANCE DU PARTI DE L’ ABEILLE

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Le samedi dernier, 02 octobre 2021, s’est tenu, en commune VI, le renouvellement du bureau de la Section VI du parti ADEMA- PASJ, en son siège. À travers cette cérémonie, le parti historique a démontré sa capacité à mobiliser et à organiser en de telle circonstance. L’évènement qui s’est déroulé dans une ambiance cordiale, digne des grandes formations politiques, a enregistré la présence de certains cadres de L’ADEMA-PASJ, et non des moindres, à l’effigie de son tout nouveau secrétaire général adjoint, en l’occurrence, M. Sambala SIDIBÉ, qui a bien voulu se prêter à notre micro pour un entretien.

  • Duniya kibaru.net: Bonjour Monsieur.Veuillez-vous présenter, s’il vous plait.
  • Bonjour. Je suis Sambala Sidibé, élu Secrétaire général adjoint du bureau ADEMA-PASJ, Section VI en Commune VI de Bamako, nouvellement mis en place ce Samedi, le 02 octobre 2021.
  • Quel est l’objectif de cette conférence de l’ADEMA PASJ de ce 02 octobre 2021?
  • D’abord, permettez-moi de remercier vos collègues de Duniya kibaru.net et vous – même. En ce jour 02 0ctobre 2021, nous avons convoqué la conférence élective du bureau Section VI de l’ADEMA-PASJ, dans l’optique de renouveler ledit bureau, mis en place en 2014 et aussi choisir les délégués pour le congrès de notre Parti.
  • Avez-vous déjà fixé une date pour le congrès ?
  • Bien entendu, le congrès est prévu pour les 16 et 17 de ce mois d’octobre.
  • Le Secrétaire général sortant vient de présenter le bilan des 7 ans de son mandat avant de présenter par la même occasion sa démission et celle de son bureau. Êtes-vous satisfait de ce bilan ?
  • Le bilan du bureau sortant, dont j’étais membre et Secrétaire général à l’organisation, nous l’avions présenté et adopté en réunion de section. Je ne peux qu’être satisfait. Certes, il y a des insuffisances dans le bilan mais nul n’est parfait. Cependant, notre satisfaction dans ce bilan est le fait que ce mandat nous a permis d’avoir notre propre siège afin d’échapper aux condition dfficiles de la location. Et, pour cela, nous pouvons affirmer que nous sommes la seule section du district de Bamako qui soit logée dans son propre siège. Par ailleurs, si l’on tient compte du fonctionnement du parti, nous l’avons renforcé en commune VI. Voyez-vous, de dix sous-sections, nous l’avons étendu à onze (11) et de 65 comités, nous sommes aujourd’hui à 80. En plus, concernant les autres aspects, nous dirons que nous n’avions manqué aucune élection. Il est évident que les résultats n’aient pas été à hauteur de souhait, nous le concédons. Aussi, compte tenu du contexte, nous ne pouvons qu’être satisfaits des scores qui ont été réalisés ; mieux, nous avons fait élire un député à l’Assemblée Nationale.
  • Vous venez d’être élu Secrétaire général adjoint de la section VI du parti, parlez-nous de votre plan d’actions au cours de ce nouveau mandat.
  • Nous ne saurons parler de plan d’actions pour le moment car cela est tributaire de la rencontre avec nos structures de base (comités et sous sections) et des militants. C’est en fonction de toutes ces formalités de principe qu’interviendra l’élaboration de notre plan d’actions.
    Mais, pour le moment, nous avons une vision de renforcer le leadership du parti dans la commune, afin que nous puissions remporter les élections à venir, à savoir les présidentielles, les législatives ainsi que les communales. Ce sont nos ambitions d’une part, et, d’autre part, faire la promotion de nos cadres, contribuer pour que nos jeunes puissent avoir la formation, non seulement au plan politique, mais aussi qu’ils puissent obtenir de l’emploi et surtout tout mettre en oeuvre pour qu’ils soient compétitifs sur le marché de l’emploi. D’un autre côté, nous avons le souci de respecter la loi sur le genre (2015-052); donc, nous ferons tout pour que cela soit possible aussi bien au niveau de nos structures qu’à celui de la section. Indubitablement, nous constatons un taux faible de participation des femmes, moins de 20% dans le bureau de la section. Mais, nous œuvrons pour l’amélioration de ce taux avant la fin de ce mandat.
  • Comment comptez-vous procéder pour séduire et obtenir plus de militants dans le parti ADEMA PASJ aujourd’hui comme hier?
  • Tout d’abord, je dois noter que la conférence s’est tenue dans un contexte de division. Bien entendu, nous avons atteint le quorum. Mais, nous déplorons l’absence de certains de nos camarades au sein de la section. Notre objectif est de faire en sorte que ces camarades puissent revenir. Pour ce faire, nous procéderons conformément à cet adage qui stipule que:  » Prends bien soin de ta maison et les gens vont venir ». Eu égard à cela, nous prônerons la cohésion et l’attente dans le parti, sur des bases sincères, et nous poserons des actes ainsi que des programmes concrets. À la suite de la satisfaction suscitée par cette approche, les gens viendront. Une autre de nos stratégies consistera à procéder par des assemblées dans les quartiers, dans les sous-sections et faire en sorte que lors de ces assemblées, nous puissions prendre en compte les préoccupations fondamentales des populations à la base. À mon avis, c’est l’une des seules méthodes productives, susceptibles d’attirer plus d’adhésions au sein du parti.
  • Quels conseils souhaitez-vous prodiguer à vos cadets et que recommandez-vous à vos aînés ?
    Aux cadets, je demande d’être imbus des valeurs du texte, du projet de société du parti car avant de se projeter dans toute entreprise quelconque, il faut en savoir les principes; cela détermine votre engagement, votre objectif et enfin votre réussite. Deuxièmement, de se faire des compromis et non des compromissions. Chacun de nous a des défauts que nous essayons de transcender ou aller avec. Par ailleurs, ne surtout pas faire « la politique de la chaise vide car cela ne profite à personne ». En effet, les principes et les idéaux que l’on défend, ne seront défendus par personne d’autre lorsqu’on décide de pratiquer la politique de la chaise vide. Troisièmement, accepter de se former pour les débats politiques en ce sens que la politique, nous sommes appelés à la faire qu’on le veuille ou non. Mais, par conséquent, c’est faire la politique à la politicienne qui peut s’avérer dangereux. Et, c’est notamment de tous ces maux dont on accuse les partis politiques. La pratique de la politique politicienne, il faut le dire, a pris le pas sur la politique réelle. Pour cela, je conseille aux cadets de faire en sorte de prendre en compte la préoccupation de la population à la base, pour le simple fait que « la politique c’est servir » et, on ne peut servir quelqu’un quand on est pas imprégné de ses conditions et de ses aspirations profondes. C’est cela la base de légitimité des actions. Je déplore le contexte actuel de la section ; mais, nous avons tout fait durant six mois et quelques jours pour que nous puissions nous réunir autour de l’essentiel mais en vain.
    Il faut que les gens sachent que la discussion ne tourne pas autour d’une personne mais plutôt autour des principes et valeurs de base du parti ; c’est cela qui va nous permettre de trouver un consensus. Et, il faut savoir que les idées peuvent être divergentes aujourd’hui et convergentes demain. J’ajoute à cela qu’il faut développer la camaraderie et la solidarité autour du parti.
    C’est à ces conditions qu’on va rassurer les militants, la population et certainement les nouveaux vont adhérer.
    Pour ce qui concerne les aînés, je leur demande d’être à notre écoute et nous comprendre surtout qu’ils doivent tenir compte des moments pour que le relais puisse être passé dans les conditions idoines et en temps réel. Enfin, d’assurer la relève du parti.
  • Quels sont vos mots de fin d’interview ?
  • Je voudrais par votre journal écrit, qui est un site Web d’informations, remercier les militantes et militants du parti ADEMA-PASJ et, remercier par la même occasion les responsables des structures de la sous-section de Dianeguela; la place que j’occupe aujourd’hui est le fruit de leurs l’efforts. À un moment donné, j’avoue que j’étais même découragé; sans leur soutien et encouragements, peut-être que je ne serais pas là aujourd’hui. Je rends grâce à Dieu et à mes parents( père et mère) et je leur rends grâce. Je remercie les membres du bureau sortant pour leur contribution de taille et leur franche collaboration pour tout ce que nous avons pu accomplir ensemble. Que leur indéfectible militantisme soit salué ici. Et, je remercie vos collègues et vous même, tout en vous souhaitant une promotion, pas seulement professionnelle, mais dans tous les sens, au niveau de votre entreprise. Je ne saurais terminer sans adresser une pensée pieuse à toutes les victimes du terrorisme d’ici et d’ailleurs.
    Vivement pour le retour de l’unité, la paix et la sécurité dans notre pays. Dieu bénisse le Mali.
    Moussa GUINDO, Duniya kibaru.net

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