LA PCC EXIGE GRATUITEMENT LA CARTE NINA POUR TOUS LES CITOYENS MALIENS

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Saisie par certaines victimes de la magouille lors de la perception des cartes NINA dans les différentes mairies de la capitale et même ailleurs, la Plate-forme de lutte contre la Corruption et le Chômage  au Mali (PCC) a tenu à l’occasion les 11 et 18 octobre 2019 devant la mairie de Korofina nord, Commune I, deux meetings géants pour dénoncer, avec la dernière énergie, ces pratiques malsaines gangrenant notre société.

Portée depuis sur les fonts baptismaux, la Plateforme de lutte contre la Corruption et le Chômage au Mali (PCC) se veut être, depuis un certain temps, le remède à tous les maux qui gangrènent notre société. Érigée contre la corruption qui selon son président, en l’occurrence Professeur Clément DEMBÉLÉ, est le dénominateur commun à tous nos problèmes, la PCC sème désormais la panique sur tout son passage. Si avant-hier elle dénonçait les cas frauduleux les plus déconcertants de l’histoire du Mali tels l’achat des «  avions cloués au sol », la gabegie financière afin que les responsabilités soient situées, et hier,  à l’initiative de l’affaire Bakary TOGOLA, le président de l’APCAM, qui se trouve présentement entre les quatre murs, aujourd’hui, encore, elle est debout sur les remparts pour manifester son dégoût contre certaines pratiques malveillantes des autorités chargées de la question des cartes NINA.

Dévoués jusqu’à sang pour la cause de la mère patrie le Mali, les militants et sympathisants de la PCC, avec des slogans tels que : « Non à la réception illégale des frais de retrait de la carte NINA / Carte NINA pour tous sans corruption / La plate-forme exige les cartes NINA ou rien, Les maliens réclament leurs cartes NINA », ont, comme à l’accoutumé, répondu massivement présents les vendredi 11 octobre à 14h et 18 octobre à 08h à l’appel de leur inlassable président Professeur Clément DEMBÉLÉ devant la mairie de Korofina nord qui refusait du monde. Au cours de ces deux meetings, les manifestants n’ont pas manqué de mots pour crier leur ras-le-bol contre les nombreux cas frauduleux qui ne sont plus à présenter dans ce milieu. Pour les manifestants venus de tous les horizons, cette affaire doit, en toute évidence, être tirée au clair pour permettre à chaque citoyen de rentrer en possession de la carte NINA qui, selon eux, est avant tout un droit civique que nul n’a le droit et le pouvoir d’ignorer ni de léser. « Nous, les maliens, n’avons pas dit au gouvernement que nous avons besoin de la carte NINA, mais ce sont les dirigeants eux-mêmes qui sont venus avec l’idée et l’ont exigée pour, selon eux, faciliter au malien l’accès aux papiers administratifs ce qui, par la faute de la corruption, du népotisme et du favoritisme surtout, s’avère être, aujourd’hui un calvaire pour le citoyen lambda malien. », laissa entendre, lors du meeting, le Professeur Clément DEMBÉLÉ au cours de son allocution. Parlant toujours, avec insistance et nervosité, de la gravité de cette situation qui, selon lui, est à l’origine de plusieurs cas de décès, de divorce, et de rapatriement, le Professeur renchérit ces propos en ces termes : « Il est plus facile pour les  maliens d’accéder au paradis qu’à la carte NINA. »

Pour la PCC, réfutant avec la dernière énergie l’idée de la fiche individuelle dans la procédure de la carte NINA qui, selon elle, est un système mis en place pour faire trainer et soutirer de l’argent au contribuable malien, ce qui ne sera plus jamais toléré au Mali, que la carte NINA soit donnée, au plus vite, à tous les maliens sans discrimination ni favoritisme ou que le processus soit arrêté et remplacé par quelque chose de plus pragmatique et plus accessible car, pour elle, les maliens ne mourront plus pour faute de carte NINA pour confectionner le passeport en vue d’être évacués pour se faire soigner à l’extérieur. En temps réel, selon le professeur Clément DEMBÉLÉ, la confection de la carte NINA, de la prise de la photo jusqu’à la dernière étape, n’excède pas les dix (10) minutes. Cependant, les rendez-vous de 3 à 6 mois donnés à propos expliquent de manière flagrante la volonté notoire de corruption des agents délégués en la matière. Toujours pointant du mauvais doigt le cancer corruption qui serait à l’origine de tout ce calvaire que nous vivons, le professeur rassure ses interlocuteurs qu’en si peu de temps, elle fera partie de nos amers souvenirs car plus jamais aucun détournement de denier public, aucune gabegie financière ne sera tolérée sur le sol malien. Que toute personne impliquée dans de pareilles affaires, répondra de ses actes devant une juridiction désormais souveraine et intègre qui, par ses arrestations massives et séquentielles ces temps-ci, ne cesse de montrer ses preuves. Il saisit aussi l’occasion pour non seulement saluer Malick COULIBALY qui n’est plus à présenter et le procureur KOSSOGUÉ pour tout effort déployé pour l’équilibre de la balance sociale malienne dont les pauvres ont, pendant longtemps, payé le prix, mais aussi lancer un vibrant appel à la population d’encourager, d’aider, de soutenir, voire de coopérer avec les acteurs de la justice malienne en vue de leur faciliter l’exercice de leur fonction afin de maintenir, à jamais, l’appareil juridique malien équilibré.

Une carte qui, si l’on se réfère aux dits de nos autorités compétentes, doit être délivrée gratuitement, est aujourd’hui vendue outrageusement dans nos mairies, ambassades et consulats, pour la diaspora malienne, à des prix variés selon la personne et selon l’urgence. En effet, dans la plupart des mairies centrales de la capitale l’affaire de la carte NINA fait empocher à des agents des 10000 à 20000 FCFA à longueur de journée. Il est à noter que ces sommes sont soutirées à nos pauvres parents qui peinent à manger trois fois le jour mais qui, par souci d’avoir la fameuse carte NINA pour pouvoir confectionner un autre document tel le passeport ou autre papier administratif, évacuer un malade ou participer à un concours, sont, sous peine de ne pas se faire trainer par des rendez-vous kilométriques à dessein inavoué, obligés de priver leur famille de nourriture pour glisser, malgré eux, ladite somme entre les mains de ces charognards qui siègent paisiblement dans nos bureaux climatisés sans être inquiétés. Cependant, si dans les mairies le peuple malien est escroqué par les agents du service de la carte NINA, dans les ambassades et consulats, nos frères et sœurs de la diaspora, selon le président de la PCC, sont escroqués par ces mêmes agents qui n’ont aucune étique morale, à 150.000, 250.000 et même 400.000 de nos francs. Ce qui, selon lui, est inadmissible, impardonnable car, pour faute de certains de leurs papiers administratifs conditionnés à la carte NINA, plusieurs de nos frères et sœurs ont assisté à la perte de leur emploi sans pouvoir rien faire et pire se sont vus sauvagement rapatriés par le pays d’accueil.

Précisons que les commerçants, les artisans, l’association des femmes vendeuses du marché de Djelibougou, le syndicat du chemin de fer, ont brillé les uns les autres par l’intervention de leurs porte-paroles. À en croire aux paroles de certaines associations de commerçants, ceux-ci constituent la couche la plus touchée dans cette histoire car, pour elles, le commerce repose sur le voyage qui, aujourd’hui, est forcément basé sur la carte NINA.

Dans le souci de nous imprégner davantage des informations sur l’accès de cette pièce qui est depuis un certain temps au cœur de tous les papiers administratifs, de presque tous les concours au Mali, l’équipe de Djoliba soleil a fait le tour des différentes mairies centrales de la capitale, qui dans le cadre de la décentralisation ont le pouvoir de confectionner les cartes NINA. De ce tour, le constat est et demeure très amer car devant toutes les mairies, la longue file d’attente se laissait ouvertement voir. Des usagers qui venaient jeter l’encre pendant deux à trois jours devant la mairie avant de voir leurs noms écrire sur une liste d’attente qui sera prise en compte on ne sait quand : «  Depuis hier à 06h, je suis venu pour m’inscrire sur la liste d’attente mais je n’ai pas réussi à le faire car il y avait trop de monde ; et comme j’ai urgemment besoin de la fiche individuelle pour postuler à une bourse qui me l’exige, j’étais obligé de dormir ici dans les moustiques pour pouvoir m’inscrire sur la liste mais jusqu’à présent sans succès ; alors pour la fiche individuelle, avec cette allure, je ne sais pas exactement combien de temps cela prendra », nous confia, lors de nos tournées un nouveau bachelier désespérément assis à l’attente d’un miracle. En tout cas, partout où nous avons passé, le désarroi et la colère étaient au rendez-vous. Pour certaines personnes, mieux vaut se taire, s’en résigner que d’en parler car de telle pratique  ne se voit qu’au Mali et n’est plus à présenter sous le regard passif et déconcertant de nos autorités.

Rappelant que ces meetings sont des avertissements pour le pouvoir en place afin de voler vite au secours du peuple malien en vue d’éviter que le pays soit plongé dans une autre crise sans précédent, le président de la PCC professeur Clément DEMBÉLÉ, dénonce, sans aucune tergiversation, l’irresponsabilité et l’incompétence notoire des agents chargés de la question des cartes NINA qui l’ont véritablement transformée en une vie de mafia où « les petits poissons mangent les gros poissons et la couleur du poisson n’est pas demandé », avant de plaider pour leur remplacement immédiat par des hommes et femmes compétents, responsables et intègres capables de redonner aux maliens leur dignité dans cette affaire de carte NINA. Fort de sa lutte et de sa conviction dans la lutte, avant tout, citoyenne même si traitée de politique par ses détracteurs, le président de la PCC s’exprime en ces termes : « Plus jamais encore au Mali, personne ne sera dupée ni intimidée pour ses idées ou son noble combat ».

                                                                                                                 Souleymane DIALLO  

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