POINT DE PRESSE DU M5RFP, AU SIÈGE DE LA CMAS : PRÉSENTATION DES CONDITIONS VISANT À METTRE IBK HORS-JEU

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C’est aujourd’hui à 16h30 que s’est tenu le point de presse du M5RFP, au siège de la CMAS en présence de nombreux journalistes. L’objectif de cette rencontre visait à présenter à l’opinion les conditions de sortie de crise.

Le rendez- vous de ce soir entre le M5RFP et les hommes de média a eu lieu comme prévu ce mercredi soir à 16h30. Il s’agissait pour les organisateurs d’édifier l’opinion sur les conditions de sortie de la crise qui les oppose depuis au chef de l’État et son régime.
Les points proposés à cet effet, issus du mémorandum du 30 juin, s’articulent autour de neuf propositions. Il s’agit entre autres de la dissolution immédiate de l’Assemblée Nationale et la mise en place d’un organe législatif de transition, le renouvellement intégral des membres de la Cour Constitutionnelle, de la mise en place d’un gouvernement de transition dont le premier ministre sera désigné par le M5RFP et qui ne pourra être demis par le Président de la République que par les conditions prévue par la Charte de transition et qui formera son gouvernement en entier. Pour ne citer que ces points saillants.
Il a été rappelé au cours de cette rencontre les limites du Président ainsi que les différents maux dont souffrent le Mali et qui lui sont imputables. Il faut noter que le M5RFP, prévoit des manifestations pacifiques, allant à la désobéissance civile sur toute l’étendue du territoire ainsi que de la diaspora. Il s’agit pour les manifestants hostiles au pouvoir d’IBK d’accentuer la pression afin de pousser le chef de l’État à céder. Pendant ce point de presse, il a été annoncé la date de la marche prochaine fixée au 10 juillet.
Notons par ailleurs que ces conditions de sortie de crise ne font pas l’unanimité au sein de toutes les composantes du M5RFP, à l’instar d’Espoir Mali Kanou (EMK) de Cheich Oumar SISSOKO. Pour cette représentante de la société civile, qui pour l’instant, est réticent à signer le mémorandum pour la simple raison que nulle part dans le document, il n’a été question du départ d’IBK, comme initialement prévu. Ainsi, pour cette force, seule la base décidera du sort à réserver au mémorandum.
Ces différentes propositions de sortie de crise, si elles venaient à être adoptées, réduiraient à coup sûr les pouvoirs du Chef de l’État et donneront très certainement une chance à l’unité nationale.
Souleymane KONATÉ/Duniya kibaru.net

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