LES AUTORITÉS MALIENNES DÉCLARENT, L’ACTIVISTE KÉMI SÉBA, PERSONA NON GRATA, SUR LE TERRITOIRE NATIONAL

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L’activiste franco-béninois Kémi SÉBA, spécialement invité par la plateforme «Yèrèwolo » à Bamako, en vue de son soutien à sa marche, pour le départ des forces françaises, qu’elle organise ce vendredi 10 janvier. Cependant, ayant déjà pris son billet pour Bamako, l’homme sera informé, à travers la compagnie de transport, qu’il ne peut embarquer suite à l’interdiction des autorités maliennes de le recevoir sur le territoire national.

Décidément, le très sulfureux activiste, Kémi SÉBA, aura beaucoup fait parler de lui partout où il se rend. En effet, récemment condamné par la justice au Burkina Faso, pour injures publiques, au chef de l’État, Rock Mark Christian KABORÉ, le jeune militant, franco-béninois, est empêché d’embarquer pour Bamako pour répondre à l’invitation de la plateforme « Yèrèwolo ».
Notons que ce mouvement qui regroupe des filles et fils du Mali, s’apprête à organiser une marche pour demander le départ des forces françaises, en présence dans le pays. Ainsi, dans l’optique de donner plus de tonus à cette marche, en la médiatisant davantage, ladite plateforme a jugé nécessaire d’inviter solennellement le très célèbre Kémi SÉBA.
Mais les autorités maliennes, pour une raison quelconque, se sont opposées à son arrivée. Il va donc s’en dire que ce jeune militant, Président de « Urgence Panafricaine », est jugé, selon un terme bien connu en diplomatie, en l’espèce, « persona non grata » sur le sol malien. En tout cas, il faut reconnaitre que Kémi SÉBA, puisque c’est de lui qu’il s’agit, possède, non seulement, le don de drainer les foules mais aussi celui de les galvaniser. Effectivement, ses meetings sont très enflammés, en raison de la crudité de ses propos quand il fustige surtout les dirigeants africains ou lorsqu’il dénonce les relations entre la France et ses anciennes métropoles.
Dans cette affaire qui l’oppose désormais aux autorités maliennes, force est de retenir que l’activiste a certes perdu une bataille, mais pas la guerre, pour qui connait la combativité et la ténacité de l’homme par-dessus tout. D’ailleurs, sur une vidéo devenue presque virale sur les réseaux sociaux, Kémi SÉBA donne des détails sur cette situation ou du moins sa mésaventure.
Toutefois, sans recourir au charlatanisme, on peut aisément deviner et justifier ce geste de nos autorités par la crainte de débordements d’une part ou d’autre part par le fait qu’après ce meeting, le sentiment anti- français, déjà grandissant, ne se généralise.
Reste à savoir si cette action sera suffisante pour freiner les assauts de cet homme, devenu, d’un côté, pour de très nombreux jeunes africains, un guide, un éveilleur de conscience, contre le néo-colonialisme, et, de l’autre, la bête noire de dirigeants africains, qu’il juge dociles et complètement acquis à la cause de l’ancienne puissance coloniale. C’est dire que la partie est loin d’être gagnée d’avance, par les autorités maliennes, car Kémi SÉBA est de ceux-là dont le mot « capituler » semble ne pas exister dans le vocabulaire.
Mohamed TRAORÉ

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