LE POUVOIR DE TRANSITION AU RENDEZ-VOUS DES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES ET LÉGISLATIVES DE 2022

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Désormais c’est chose faite. Le calendrier électoral de 2022 a été rendu public hier jeudi au cours d’une conférence de presse tenue au Centre International des Conférences de Bamako( CICB). Les temps forts de ce point de presse ont porté sur les publications des dates précises des élections présidentielle et législative ainsi que sur celle du référendum constitutionnel .

C’était hier jeudi 15 avril 2021 que s’est tenu la conférence de presse sur le calendrier électoral pour 2022. Selon les déclarations du ministre de l’Administration territoriale, le Lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga qui était le conférencier, les prochaines élections présidentielle et législative au Mali se tiendront en février et mars 2022.
Ainsi, les premiers tours, de la présidentielle et des législatives, sont prévus pour le 27 février 2022, et éventuellement les seconds tours auront lieu respectivement les 13 et 20 mars, ont précisé les autorités de la transition, au cours de ce rendez-vous, avec la presse.
Quant au référendum sur la réforme de la Constitution, longtemps remis aux calandres grecs, il est attendu pour le 31octobre 2021.
Cette date est stratégique en ce sens qu’elle prend en compte le temps nécessaire qui court d’avril pour diligenter certaines tâches préliminaires, à savoir, mener des consultations, lélaboration du projet de Constitution, son adoption par le Conseil national de transition (CNT) et finalement son adoption par référendum, selon les explications fournies par Abdoulaye Maïga.
De même, les élections régionales et locales sont également prévues le 26 décembre, a ajouté le ministre. Ces échéances électorales, si elles se tiennent aux dates indiquées auront pour objectif de rendre le pouvoir aux civils après le coup d’État du 18 août 2019, dont approximativement d’ici mi-2022.
Pour le Lieutenant-colonel, Abdoulaye Maïga, ces deux scrutins rentrent dans le cadre logique de l’observation stricte des 18 mois fixés pour la durée de la transition.
Disons que cette promptitude des autorités de la transition quant à la publication du calendrier électoral pourrait se justifier par le fait que celles-ci se trouvaient dans le collimateur de la communauté internationale quant au respect de la période normale du retour du pouvoir aux civils.

Par cette réaction, le pouvoir de transition aura coupé court aux incessantes calomnies nourries et renforcées par une partie de l’opposition et la société civile selon lesquelles les militaires avaient l’intention de s’éterniser au pouvoir et qu’ ils diposaient d’agendas cachés.

En tout cas, à partir de cet instant, les détracteurs de la transition devront trouver autre chose pour saper le moral des populations contre les ex-puschistes qui semblent avoir renforcé leur crédibilité, non seulement aux yeux des maliens mais aussi de l’extérieur, à travers la publication des dates précises des échéances électorales.

Seulement, entre dire et faire, il y a un fossé. Pour cela, Bah NDAW et Assimi Goita devront joindre l’acte à la parole afin que les élections se tiennent à échéances dues.

Ne dit – on pas que: » C’est au pied du mur qu’on voit le vrai maçon? »
Affaire à suivre !

Souleymane KONATÉ / Duniya kibaru.net

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