LE MALI A PAYÉ UN LOURD TRIBUT POUR LA LIBÉRATION DE SOPHIE PETRONIN, SOUMAILA CISSÉ ET DES DEUX OTAGES ITALIENS

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Enfin, Soumaila CISSÉ, chef de file de l’opposition malienne et l’otage française, Sophie PETRONIN, ont été libérés. Ces libérations, si elles étaient attendues, ont quand même entretenu le suspense. En effet, prévues pour le mercredi 07 octobre dernier, les libérations n’ont eu lieu que le lendemain. Aussi, ces otages de luxe ont retrouvé la liberté à prix d’or. Le Mali, sans doute, en a fait les frais, en payant le lourd tribut.

La libération de Soumaîla CISSÉ, chef de file de l’opposition malienne et de l’otage française, Sophie PETRONIN aura été longtemps attendue. Initialement prévue pour le mercredi 07 octobre 2020 dernier, et relayée par plusieurs médias, nationaux et internationaux, les deux otages de luxe n’ont finalement retrouvé leur liberté que ce jeudi 08 octobre 2020. Avec eux, la libération de deux autres otages italiens a également été annoncée, Nicolas Chiacchio et Pierre Luigi Maccali.
Cependant, si ces évènements ont été salués de part et d’autre, cela ne doit en rien occulter le lourd tribut payé par notre pays. En effet, on évoque déjà, à côté des libérations sus-citées, celles de djihadistes endurcis en échange. Le deal a donc consisté en un échange d’otages. À propos, ils seraient deux cent personnes, reconnues pour avoir perpétré des actes de terrorisme avérés et caractérisés par leur gravité. Certains d’entre ces criminels libérés, comptent parmi ceux qui ont commis les attentats de Bamako, précisément à l’hôtel Radison Blu. Ce sont donc des ennemis redoutables du pays qui ont été relâchés dans la nature, sans possibilité d’être un jour poursuivis.
Par contre, rien ne met le Mali à l’abri d’éventuelles attaques de ces tueurs, assoiffés de sang, sans foi ni loi qui n’hésitent pas à décimer tout sur leur passage, n’épargnant ni femmes, ni enfants, encore moins bêtes. Nos autorités devraient avoir de bonnes raisons de consentir à cet échange périlleux au plus haut point pour la Patrie.
Toutefois, si les efforts pour libérer le Président de l’URD sont perçus comme un acte démocratique, cela ne doit pas faire perdre de vue le danger imminent que constitue ce geste. De toute évidence, cette situation n’est pas sans conséquences, à la longue. Cette affaire qui passionne aujourd’hui les débats, soulève de nombreuses interrogations quant au bien-fondé de l’acte entrepris par les autorités de transition.
Ils sont nombreux à se demander si la France, qui se réjouit tant de la libération de son otage, aurait pris le même risque de faire libérer autant de dangereux djihadistes, en échanges de quelques personnes. Dans tous les cas, de cette situation, résulte deux conséquences pour nos nouveaux dirigeants. La première est relative au fait qu’ils ont gagné en crédibilité en obtenant ces libérations. Quant à la seconde, elle engage fortement leur responsabilité si éventuellement le pays venait à subir les assauts de ces extrémistes enturbannés, expressément libérés.
Disons que sur le sujet, les maliens sont divisés. Il reste juste à espérer qu’après ce geste suffisamment risqué, pour l’otage française, de la part des nouvelles autorités maliennes, la France manifestera une attitude plus transparente au nord et plus exactement à Kidal.
Par ailleurs, si d’aventure, ces chiens enragés, équivalent d’une garnison, que l’État français a consenti à faire libérer, se déchainaient dans une déferlante, contre le pays, la force Barkhane devra être en avant-garde, aux cotés de nos FAMAS, pour les contrer.
Ce qu’il faudra redouter par-dessus tout, c’est le fait que cette situation ne fasse jurisprudence car quand on a commencé à négocier avec les terroristes, on n’en finit jamais.
Souleymane KONATÉ/Duniya kibaru.net

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