LE CHALLENGER D’ALASSANE OUATTARA, AUX ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES, KOUADIO KONAN BERTIN, NOMMÉ MINISTRE DE LA RÉCONCILIATION NATIONALE

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Il aura été le challenger d’ADO lors du scrutin présidentiel du 29 octobre dernier. Kouadio Konan Bertin, à l’état civil, ce jeune transfuge du PDCI avait vogué à contre-courant de l’appel au boycott des élections lancé par l’opposition. Il avait donc bel et bien participé à cette joute électorale contre le Président sortant Alassane Dramane OUATTARA. C’est sans doute à propos qu’il a été nommé Ministre de la réconciliation nationale.

Surnommé KKB, l’ex-député du PDCI, aujourd’hui en dissidence avec le parti, avait fait cavalier seul à la course pour la présidentielle d’octobre dernier contre le Président sortant OUATTARA. Kouadio Konan Bertin s’était complètement désolidarisé de l’appel lancé par l’opposition relatif au boycott du scrutin présidentiel.
Cette fronde de sa part lui avait valu de passer au crible des critiques. En effet, KKB a été accusé d’avoir été acheté par le parti au pouvoir afin de participer aux dites élections. Ce qu’il a toujours nié, justifiant sa volonté de se présenter au scrutin sur la nécessité d’alternance dans l’échiquier politique ivoirien.
C’est sans doute cette attitude conciliante doublée de sagesse de la part de ce jeune politicien qui lui a valu de se voir confier le délicat portefeuille du ministère de la réconciliation nationale.
Seulement, cette nomination suscite déjà quelques interrogations quant aux chances de réussite du titulaire du poste dont Kouadio Konan Bertin. KKB a-t-il le profil pour réconcilier une classe politique plus que jamais en proie à de profondes divergences ?
Il faut le dire, les ivoiriens sont aujourd’hui, dans leur ensemble, divisés et l’homme en charge de les rassembler est fortement discrédité. Il est vrai qu’ils sont nombreux à penser que le jeune transfuge du PDCI a joué le jeu d’ADO en lui servant de faire-valoir à travers sa participation aux élections présidentielles.
Dans ces conditions, son statut d’interlocuteur fiable, aux yeux de l’opposition est d’ores et déjà fortement compromis. Par ailleurs, les autorités ivoiriennes ont certainement mûri la réflexion quant aux critères qui ont sous-tendu le choix de KKB à ce ministère sensible et indispensable. Dans tous les cas, les ivoiriens ont besoin de se réconcilier et de tourner définitivement les pages sombres de l’animosité qui les consume.
Eu égard à cela, tout choix hasardeux, quant à la personne censée apaiser les cœurs et ramener le calme, risquerait fort de sceller à jamais le sort de la réconciliation nationale et de rendre ainsi ingouvernable ce pays qui jadis fut un havre de paix.

Souleymane KONATÉ/Duniya kibaru.net

1 COMMENTAIRE

  1. En Afrique rien n’est étonant, un opposant farouche nommé à la tête du ministere de la reconciliation nationale en côte d’ivoire par un president dont son election pour le 3e mandat etait contestée, est un acte de faire taire un chien qui aboit en lui offrant un os bien dur à croquer. Parceque, la nomination de KOUADIO KONAN BERTIN comme ministre de reconciliation est bien un piège tendu à l’opposant par ADO car il aura la tâche à faire taire tous les autres avant qu’il ne se debraase de lui dans les jours à venir.
    Mais dans tout ça, c’est la population ivoirienne qui en sort perdante.
    Généralement en afrique, ce genre de cas est trop pratique, mobiliser la foule, crier ou denoncer le gouv en place pour toutes injustice et cela, dans le seul but de devenir influent et peu à après dans ce meme gouv qu’il denoncait avant tout en acceptant la main une fois tendu.

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