LA DÉSTABILISATION DE LA LIBYE: DANS UN AVEU, MACRON RECONNAÎT LA RESPONSABILITÉ DE LA FRANCE

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C’est à l’occasion de la visite de certaines hautes personnalités libyennes, le 23 mars dernier en France que le Président Macron à tenu des propos qui sonnent comme un aveu quant à la responsabilité de la France dans le chaos libyen actuel. Cependant, ce mea-culpa tardif d’Émmanuel Macron au nom de la France est perçue par certains analystes politiques comme une stratégie de réintégrer la Libye après y avoir perdu la face.
C’est le 23 mars dernier qu’une delegation Constituée de certaines personnalités libyennes a été reçue à l’Élysée par le Président français Macron. Il s’agit de Mohammed el-Menfi, le président du Conseil présidentiel de Libye et Musa al-Koni, le vice-président du Conseil présidentiel de Libye. Profitant de cette audience, Émmanuel Macron, dans un cours discours a reconnu les erreurs de ses prédécesseurs, en l’occurrence, le Président Sarkozy qui, contre vents et marées a mené sa croisade contre le régime du Colonel Muhamar Kadafi, sur la base d’informations erronées.
Sarkozy est donc aujourd’hui considéré comme le plus grand instigateur de la déstabilisation et de la descente aux enfers en Libye. En effet, présidant aux destinées des français à l’époque des faits, c’est alors à juste titre que l’actuel président, Macron puisse faire son mea-culpa au nom de la France, fautive du chaos ambiant en Libye et de l’embrasement du grand sahel, par la même occasion.
Ce pays jadis paisible et florissant, n’est presque plus qu’un » no man’s land » en proie à de graves partitions et aux extrémismes de tout acabit. Cette action à la fois nocive et destructrice est à la base du calvaire des pays saheliens vivant au quotidien les assauts répétés et meurtriers des terroristes sur leur sol respectif.
Cependant, la reconnaissance quelque peu tardive de la France, dans cette offensive injuste menée contre Kadafi est diversement interprétée. En effet, de l’avis de certains analystes avertis des questions géopolitiques, cette approche de la France, à travers Macron, n’est qu’une habile stratégie de réintégrer le giron libyen et sa manne pétrolière, après y avoir perdu du pied.
Cet aveu, assimilable à un acte de séduction ne se resumerait-il pas à contrer les avances d’autres pays sur le terrain, dans une logique de convoitise des richesses libyennes et autres avantages y afférents ?
Si le cas s’avérait, on pourrait donc confirmer que dans l’alternance des régimes, la France est restée fidèle à la déclaration du général De Gaulle selon laquelle la France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts.
Souleymane KONATÉ / Duniya kibaru.net

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