LA COMPOSITION DU FUTUR CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION FAIT DÉJÀ GRINCER DES DENTS

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La composition du futur conseil de transition était très attendue par les maliens en général. Cependant, aussitôt publiée, elle provoque déjà la polémique et fait grincer des dents. En effet, c’est sans doute le quota attribué à chacune des parties ou organisations de la société qui suscite de sérieuses incompréhensions de part et d’autres.

« Chose promise, chose dûe », a-t-on coutume de dire. Le Conseil National de Transition était bien une promesse du CNSP et de la société civile, issue des concertations nationales. Il faut reconnaitre qu’il était très attendu par les maliens dans leur grand ensemble. C’est seulement ce lundi 09 novembre 2020 que sa composition a été rendue publique.
Par contre, l’attribution des quotas, pour chacune des parties ou organisations de la société civile, provoque déjà la polémique et suscite chez certains de vives incompréhensions. Et, c’est surtout le nombre de places réservé au CNSP, dans l’hémicycle qui fait sérieusement grincer des dents. En effet, avec 22 sièges, pour la junte au pouvoir, contre seulement huit pour le vaste mouvement de contestation dont le M5-RFP, cela donne libre cours aux interprétations de toutes sortes.
En tout cas, les rumeurs vont bon train et selon lesquelles les militaires se sont taillé la part du lion. Déjà que le Vice-Président de la transition, Assimi GOÏTA et ses compagnons sont taxés d’avoir recruté massivement, au sein du gouvernement transitoire, parents et amis de militaires. S’agissant du futur Président de ce Conseil National de Transition, son identité n’a pas encore été dévoilée. Par contre, des sources concordantes attribuent la direction du futur hémicycle de circonstance au Colonel Malick DIAW qui serait le seul putschiste à ne pas être affecté à un poste.
Seulement, à y voir de plus près, la configuration du CNT est inclusive car prenant presqu’en compte les différentes composantes de la société civile. Il est vrai que des quotas aussi minimes, soient-ils, allant de 3 à 11 sièges ont été octroyés de part et d’autres. Ainsi, nous avons pour les partis et regroupements politiques(11), organisation de la société civile(9), mouvements de femmes(4), mouvements de jeunes(4), signataires des Accords pour la Paix(5), mouvements de l’inclusivité(4), défenseurs des droits de l’homme(4), représentants des personnes vivant avec un handicap(3), maliens de l’extérieur(6), centrales syndicales(4), syndicats libres et autonomes(7), les ordres professionnels(8), confessions religieuses(3), autorités traditionnelles(5), chambres consulaires(5), faîtières de la presse(4), des Arts et de la Culture(5).
Tous les compartiments sociaux semblent avoir été représentés. Cependant, depuis sa mise en place, les autorités de la transition politique sont sous les feux des critiques. Et, la divulgation de la composition du CNT viendra sûrement amplifier la situation, en grossissant le nombre de
mécontents, au rang de ceux qui se sentiraient lésés, dans ce partage de gâteaux.
Pourtant, de cette nouvelle institution de transition, qui est le CNT, dont le format est déjà tracé, l’essentiel est qu’elle ait tenu compte de toutes les sensibilités et qu’elle sera pour cela efficace à cerner les préoccupations les plus légitimes du peuple malien.
Par ailleurs, en dépit de toutes les insuffisances dénotées, dans la gestion des autorités de la transition politique, seule une union sacrée, doublée d’un élan patriotique, sauvera le bateau Mali du naufrage presqu’imminent.

« Chose promise, chose dûe », a-t-on coutume de dire. Le Conseil National de Transition était bien une promesse du CNSP et de la société civile, issue des concertations nationales. Il faut reconnaitre qu’il était très attendu par les maliens dans leur grand ensemble. C’est seulement ce lundi 09 novembre 2020 que sa composition a été rendue publique.
Par contre, l’attribution des quotas, pour chacune des parties ou organisations de la société civile, provoque déjà la polémique et suscite chez certains de vives incompréhensions. Et, c’est surtout le nombre de places réservé au CNSP, dans l’hémicycle qui fait sérieusement grincer des dents. En effet, avec 22 sièges, pour la junte au pouvoir, contre seulement huit pour le vaste mouvement de contestation dont le M5-RFP, cela donne libre cours aux interprétations de toutes sortes.
En tout cas, les rumeurs vont bon train et selon lesquelles les militaires se sont taillé la part du lion. Déjà que le Vice-Président de la transition, Assimi GOÏTA et ses compagnons sont taxés d’avoir recruté massivement, au sein du gouvernement transitoire, parents et amis de militaires. S’agissant du futur Président de ce Conseil National de Transition, son identité n’a pas encore été dévoilée. Par contre, des sources concordantes attribuent la direction du futur hémicycle de circonstance au Colonel Malick DIAW qui serait le seul putschiste à ne pas être affecté à un poste.
Seulement, à y voir de plus près, la configuration du CNT est inclusive car prenant presqu’en compte les différentes composantes de la société civile. Il est vrai que des quotas aussi minimes, soient-ils, allant de 3 à 11 sièges ont été octroyés de part et d’autres. Ainsi, nous avons pour les partis et regroupements politiques(11), organisation de la société civile(9), mouvements de femmes(4), mouvements de jeunes(4), signataires des Accords pour la Paix(5), mouvements de l’inclusivité(4), défenseurs des droits de l’homme(4), représentants des personnes vivant avec un handicap(3), maliens de l’extérieur(6), centrales syndicales(4), syndicats libres et autonomes(7), les ordres professionnels(8), confessions religieuses(3), autorités traditionnelles(5), chambres consulaires(5), faîtières de la presse(4), des Arts et de la Culture(5).
Tous les compartiments sociaux semblent avoir été représentés. Cependant, depuis sa mise en place, les autorités de la transition politique sont sous les feux des critiques. Et, la divulgation de la composition du CNT viendra sûrement amplifier la situation, en grossissant le nombre de
mécontents, au rang de ceux qui se sentiraient lésés, dans ce partage de gâteaux.
Pourtant, de cette nouvelle institution de transition, qui est le CNT, dont le format est déjà tracé, l’essentiel est qu’elle ait tenu compte de toutes les sensibilités et qu’elle sera pour cela efficace à cerner les préoccupations les plus légitimes du peuple malien.
Par ailleurs, en dépit de toutes les insuffisances dénotées, dans la gestion des autorités de la transition politique, seule une union sacrée, doublée d’un élan patriotique, sauvera le bateau Mali du naufrage presqu’imminent.

Souleymane KONATÉ/Duniya kibaru.net

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