RENFORCER LES CAPACITÉS DE 36 PARAJURISTES POUR ANIMER LES BUREAUX D’ASSISTANCE COMMUNAUTAIRE(BAC): UNE INITIATIVE DU CapDH EN PARTENARIAT AVEC L’ AMBASSADE DU ROYAUME DU DANEMARK À TRAVERS LE FAMOC

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Le mardi 19 mai dernier, à partir de 09h, s’est tenu à la maison de la femme, de l’Enfant et de la Famille, sise à Sabalibougou, un atelier de renforcement des capacités de 36 parajuristes pour l’animation des Bureaux d’Assistance Communautaire(BAC), initié par le CapDH en partenariat avec le Royaume du Danemark à travers le FAMOC. C’était en présence des représentants des partenaires techniques ainsi que des médias.
Le Centre d’assistance et de promotion des Droits Humains(CapDH), en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers, en l’occurrence le Royaume du Danemark, à travers le Fonds d’Appui aux Moteurs du Changement ( FAMOC ) est plus que jamais déterminé à prendre des initiatives en faveur de la valorisation des droits humains et des populations à la base. En effet, le mardi dernier, cette association, dont le CapDH, a lancé un atelier de renforcement des capacités de 36 parajuristes qui seront censés animer les Bureaux d’Assistance Communautaire.
Dès l’entame de la cérémonie, cest M. Acherif Ag Assalat, chargé des questions juridiques du Centre d’assistance et de promotion des Droits Humains(CapDH)prit la parole pour situer l’événement dans son contexte . À sa suite, M. Négueting DIARRA, Directeur Exécutif de la même association présenta à son tour une brève allocution dans laquelle il mit en évidence le bien-fondé de cet atelier et termina ses propos par de vifs remerciements et hommages adressés aux partenaires techniques et financiers du CapDH dont notamment l’ambassade du Danemark à travers le FAMOC ainsi que l’assistance présente. Enfin, M. Seybou TRAORÉ, chargé de programme au secrétariat général du Fonds d’Appui aux Moteurs du Changement(FAMOC) profita, à son tour, de son temps de tribune pour appuyer et compléter les propos de ses prédécesseurs sur l’importance dudit atelier. Dans sa prise de parole, il dressa un parallèle entre la crise socio-politique actuelle du Mali, émaillée d’une insécurité généralisée et la nécessité de cet atelier de formation qui assurément, fit-il savoir, contribuera de manière significative à l’acalmie et à la concorde pour le bonheur des maliens.
Parlant toujours de l’atelier, disons que c’est une initiative prise, qui, selon ses organisateurs, se justifie par un certain nombre de facteurs, à savoir, le fort taux d’analphabetisme de la population, la méconnaissance des lois et procédures judiciaires par les justiciables et la non-operationnalisation effective des services d’assistance juridique dans les juridictions nationales. Par ailleurs, il a été constaté par le CapDH que, non seulement, le coût des services des avocats est exorbitant pour la majorité des justiciables mais aussi les juristes aptes à accompagner les usagers du droit dans la connaissance et la réclamation de leurs droits sont surtout concentrés dans les centres urbains laissant ainsi un vide dans les zones rurales du pays.
Ces raisons ainsi énumérées constituent des obstacles majeurs à l’accès à la justice par les populations concernées. Cette action du CapDH s’inscrit donc dans une volonté manifeste de soutenir l’État dont la tâche est de faciliter l’accès des populations à la justice et au droit. D’où la nécessité de renforcer les capacités opérationnelles des parajuristes qui serviront de relais afin d’apporter leur contribution dans le cadre du respect des droits humains en faveur des maliennes et maliens vivant dans des conditions de vulnérabilité avérée.
Ainsi, cet atelier compte outiller 36 parajuristes qui de façon permanente, par l’entremise de la formation, la sensibilisation, les causeries débats, l’écoute, l’orientation, l’accompagnement et le conseil permettront aux communautés de s’imprégner des notions des droits et devoirs du citoyen dans les localités de Kita, Dioïla, Sikasso, Koutiala, Ségou, Koro et Bamako.
Notons que dans ses objectifs spécifiques, ledit atelier mettra un accent particulier pour les participants sur les droits de l’homme, développer leurs compétences à la fois sur les modes de saisine des juridictions nationales et des documents administratifs, renforcer leurs connaissances sur la gouvernance, la démocratie, l’État de droit et la culture de la paix, les instruire sur les capacités techniques et le rôle du parajuriste.
S’agissant des résultats attendus, les organisateurs de cet atelier capitalisent sur le fait que les participants, à la fin de la formation, soient imbus des notions relatives au droit de l’homme, à la paix à la bonne gouvernance, à la Démocratie et à l’État de droit.
De toute évidence, au regard de la situation que traverse notre pays en ce moment, il ne serait nullement exagéré d’affirmer que cette initiative du CapDH est la bienvenue et que de surcroît elle mérite d’être applaudie à plus d’un titre.
Reste à souhaiter que cette action salutaire soit reconnue à sa juste valeur et pérennisée pour le bien-être de la communauté.
Souleymane KONATÉ / Duniya kibaru.net

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