MARCHE NATIONALE OU DÉMONSTRATION DE FORCE, DES ENSEIGNANTS SIGNATAIRES DU 15 OCTOBRE 2016

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Bamako

Dans leur lettre circulaire no. 056 du 15 janvier 2020, les enseignants, signataires du 15 octobre 2016, ont décidé d’entreprendre une marche au niveau national, ce jeudi 23 janvier 2020. Chose promise, chose due, cette marche, qui, s’inscrit dans la droite ligne des revendications qui les opposent, depuis, au gouvernement de Boubou CISSÉ, a bel et bien eu lieu, sur toute l’étendue du territoire national.

Prévue pour ce jeudi 23 janvier, la marche s’est déroulée sur l’ensemble du territoire national, à la demande des syndicats. Le mot d’ordre a donc été massivement suivi. Il faut noter que celle- ci s’inscrit dans le cadre des nombreuses actions entreprises par les syndicats signataires du 15 octobre 2016. L’objectif affiché ici, est d’infléchir la position du gouvernement de Boubou CISSÉ qui semble camper sur sa position. À travers la marche d’aujourd’hui, les syndicats font une démonstration de force, comme, pour dire au gouvernement qu’ils ne sont nullement impressionnés par les récentes manoeuvres d’intimidation du premier ministre, chef du gouvernement. En effet, dans une vidéo, devenue presque virale, sur les réseaux sociaux, Boubou CISSÉ avait évoqué l’éventualité d’un remplacement des grévistes par un ultimatum de deux semaines, si les enseignats ne reprenaient pas les chemins de l’école. Et, comme de la réponse du berger à la bergère, les syndicats, dans leur communiqué du 20 janvier 2020, ont qualifié les propos du chef du gouvernement de désobligeants et de malintentionnés, tout en prenant à témoin l’opinion nationale et internationale sur le fait que le Mali ait librement ratifié les conventions 87(article 11) et 98 (article 2). En tout cas, les syndicats, plus que jamais déterminés, comptent aller jusqu’au bout d’une lutte qu’ils estiment non seulement ayant une base légale mais aussi légitime. Par cette marche, ils surmontent donc toutes les tentatives destinées à les discréditer et surtout à les vilipender aux yeux de l’opinion. On pourrait se hasarder à dire que cette action des enseignants est un coup médiatique que les syndicats cherchent à réussir car ce bras de fer se jouera aussi au plan communicationnel. En attendant, une issue définitive à cette bataille ouverte, où tous les coups semblent désormais permis, des élèves n’ont toujours pas regagné les classes. Et, déjà, sans vouloir être des prophètes de malheur, le scénario de l’année dernière se précise davantage, à moins que le miracle ne s’opère pour aplanir les divergences de part et d’autre.
Mohamed TRAORÉ/Duniya Kibaru.net

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