LE CapDH EN PARTENARIAT AVEC L’AMBASSADE DU ROYAUME DE DANEMARK, À TRAVERS LE FAMOC, RENFORCE LES CAPACITÉS DES ORGANISATIONS DE DÉFENSE DES DROITS DE L’HOMME

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Le CapDH renoue avec sa tradition d’être au service des droits humains. C’est dans ce cadre qu’il a organisé avec l’appui financier de son partenaire, l’Ambassade du Royaume de Danemark(ARD), à travers le Fonds d’Appui aux Moteurs du Changement(FAMOC), un atelier de renforcement des capacités des organisations de défense des droits de l’homme sur les droits des personnes en situation de handicap et le plaidoyer/lobbying. L’atelier qui a réuni 30 participants, tous représentants d’organisations des droits humains (ODDH), s’est déroulé du 20 au 23 avril à la Maison de la Femme, de l’Enfant et de la Famille(MFEF) à Sabalibougou, en face de l’hôtel Olympe. C’etait en présence des médias.
Jouant un role prépondérant dans le domaine du social au Mali, le Centre d’Assistance et de Promotion des Droits Humains, connu sous l’accronyme de CapDH, a pour devise « Justice – Paix – Civisme ». Sa vision est de « Faire du Mali un veritable État de droit dans lequel les droits humains sont promus et respectés ». Cette association s’est fixé pour mission la promotion au Mali des droits humains, la culture de la paix et de la citoyenneté et aider les victimes à défendre et à jouir de leurs droits. Ainsi, le CapDH est fondé sur des valeurs de persévérance, complémentarité, communication, justice et équité, transparence et honnêteté.
Restée fidèle à ses objectifs, cette association est encore montée sur ses grands chevaux à travers l’organisation d’un atelier pour renforcer les capacités de 30 representants d’organisations de défense des droits de l’homme. Cette formation a porté sur les droits des personnes en situation de handicap et le plaidoyer/lobbying.
Rappelons que l’organisation dudit atelier est partie du contexte selon lequel de nombreuses organisations oeuvrant dans la défense des droits humains, et, quoique spécialisées dans la promotion et la protection des droits des personnes en situation de handicap évoluent en rang dispersé et disposent de connaissances techniques et pratiques insuffisantes en la matière. Le bien – fondé de cette initiative du CapDH, par l’entremise de cet atelier de formation, réside en ce que ces organisations concernées soient mieux outillées aussi bien au plan compétences techniques qu’organisationnel.
Notons que l’initiative de cet atelier part d’un constat amer selon lequel la protection des personnes en situation de handicap demeure un défi majeur en dépit des instruments juridiques et mesures dont ils sont assortis en la matière.
Ainsi, par cette session de formation, le CapDH se fait l’écho des personnes en situation de handicap qui se retrouvent aujourd’hui encore marginalisées et profondément lésées dans leurs droits les plus essentiels dont les besoins sociaux et sanitaires de base, la question de leur employabilité, de logement, l’accès à la justice, à l’information ainsi qu’à leur participation à la vie politique. C’est donc sur la sonnette d’alarme que tire cette association bienfaitrice, en l’occurrence le CapDH. Et, cet atelier de formation traduit à suffisance toute l’urgence qu’il y a d’agir.
Le credo du CapDH se résume alors à joindre l’acte à la parole afin de remédier de façon urgente et efficiente à ce problème qui semble récurrent et qui ternit de toute évidence l’image de marque de notre société. En effet, la condition actuelle des personnes en situation de handicap contraste mal avec les valeurs de solidarité, d’inclusivité et d’équité dont se réclame notre milieu social.
C’est dans ce contexte que M. A Cherif Ag ASSALAT, chargé du volet « Justice -Droits Humains » témoigne toute la gratitude et la reconnaissance du CapDH à l’endroit de ses partenaires financiers qui ne ménagent aucun effort pour les épauler dans cette épineuse tâche à la fois immense et d’une complexité avérée. Aussi, il ne manquera pas de lancer un appel pressant à l’endroit des décideurs publics afin que les obstacles qui s’érigent à l’encontre de l’épanouissement des personnes en situation de handicap soient définitivement aplanis. En d’autres termes, pour M. Ag ASSALAT, ces différentes préoccupations auxquelles font face ces personnes vulnérables devraient être inscrites au centre des priorités.
C’est en tout cas le lieu de saluer cette association qui oeuvre inlassablement, au quotidien, pour lutter contre l’exclusion et la marginalisation afin de promouvoir et maintenir un des piliers fondamentaux que représente les droits humains et sans lequel la démocratie et l’État de droit, qui suscite tout l’intérêt de la communauté internationale, ne sauraient être une réalité.

Souleymane Konaté /Duniya kibaru.net

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