LA GESTION DE LA CRISE SCOLAIRE, PAR BOUBOU CISSÉ, S’ASSIMILE À UN ACTE DE HAUTE TRAHISON À L’ENCONTRE DE LA PATRIE

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Le caractère interminable du bras de fer qui oppose enseignants signataires du 15 octobre et le gouvernement de Boubou CISSÉ suscite à la fois incompréhension et indignation. En effet, la crise scolaire actuelle va de mal en pis du fait de la mauvaise foi autour de sa gestion. C’est le lieu de le dire sans l’ombre d’un doute que le premier ministre Boubou CISSÉ a complètement failli. Son attitude actuelle, renforcée par ses méthodes cavalières, dans la gestion de cette crise, frise la haute trahison à l’égard de la Patrie.

La gestion de cette crise scolaire n’aura révélé que des tissus de mensonges aux plus hautes sphères de l’appareil d’État, si l’on se réfère à la source même du problème. En effet, pour mieux cerner les difficultés, l’article 39 qui constitue la pomme de discorde entre syndicats et gouvernement se révèle être une base certaine de réflexion.
De toute évidence, il faut noter que cet article est bel et bien issu d’une loi conçue selon les procédures normales en la matière. Pour paraphraser, ajoutons que l’article 39 provient de la loi n°2018- 007 du 16 janvier 2018 et que cette dernière a été votée à l’Assemblée Nationale puis promulguée par le Président de la République chef de l’État, Ibrahim Boubacar KEITA. Aussi, la question qui hante les esprits les plus avisés est celle de savoir comment une loi régulièrement créée peine -t-elle à connaitre sa phase d’application ? Ou alors les acteurs impliqués dans l’adoption de cette dite loi manquaient de sincérité au moment de leur décision.
Toutefois, le prétexte avancé par Boubou CISSÉ pour se soustraire de l’application stricte de l’article 39 à savoir la question financière, est irrecevable, à moins de nier le caractère prioritaire de l’école. Par ailleurs, qu’à cela ne tienne, mais pourquoi Boubou CISSÉ et son gouvernement ont-ils remis aux calandres grecques la proposition issue du Dialogue National Inclusif relative à la réduction du train de vie des membres du gouvernement ?
La validation de cette mesure aurait eu le double mérite d’apaiser non seulement les esprits mais aussi de reconsidérer les bases de la négociation qui aurait pu déboucher sur des concessions mutuelles entre gouvernement et syndicalistes. Mais au lieu d’avancer dans le sens de l’apaisement, le Premier ministre a plutôt privilégié les méthodes cavalières sur fond de ton belliqueux. Signe évident que la question de l’école n’a jamais figuré aux cœurs des préoccupations de nos présentes autorités.
En fait, l’actuel premier ministre semble le bras armé d’un système fortement implanté et dirigé par la maestria des fossoyeurs de l’école malienne. Sinon, quoi de plus légitime que d’octroyer aux enseignants des conditions idoines et dignes pour mener à bien leurs missions sacerdotales ?
À défaut de proposer des solutions responsables, les enseignants ont été astreints à la rigueur d’une loi, inéquitablement appliquée, avec, à la clé, des prélèvements disproportionnés, des rétentions abusives de salaires ou d’autres traitements dévalorisants frisant le harcèlement moral, à savoir, la perte de leurs postes au profit de vacataires. D’ailleurs, cette dernière mesure, aussi irrationnelle soit-elle, honteuse et visiblement impopulaire, commence à dévoiler ses limites sur le terrain pour de multiples raisons. D’abord, en toute logique et dans un cadre plus sérieux, un vacataire ne saurait aucunement se substituer aussi banalement à un enseignant titulaire à plusieurs égards et de surcroit en pleine année scolaire. Pour preuve, dans certaines localités déjà, les vacataires se heurtent frontalement à une opposition farouche des élèves eux-mêmes, offrant parfois, à voir, un spectacle des plus pathétiques.
En plus, dans bien des établissements, ces derniers ne sont là que pour saper les apparences car ne pouvant occuper tous les postes vacants vu le caractère insignifiant du nombre qu’ils représentent. En somme, le recrutement d’enseignants volontaires par Boubou CISSÉ n’est qu’une farce avérée, ridicule et improductive, caractérisée par une volonté manifeste de vilipender les enseignants. Quant au bien-fondé de cette approche, du Premier ministre, elle n’a d’équivalent que l’égo surdimensionné de son initiateur.
Il s’agit, sans équivoque, d’un acte de banalisation de l’école malienne et par ricochet de la prise en otage de l’avenir de toute une génération d’enfants dont le sacrifice ne servira qu’à nourrir des intérêts partisans, sordides et égoïstes. Point besoin de rappeler à ces dirigeants mercenaires, intraitables et prémunis d’agendas inavoués ; qui sont aux trousses de notre école, que l’éducation reste le socle sur lequel se construit tout développement humain durable.
Nous ne cesserons jamais de le dire, la gestion calamiteuse de cette crise scolaire, par le Premier ministre, Boubou CISSÉ, ministre de l’économie et des finances, mérite qu’il soit entendu par les instances suprêmes du pays, en la matière. En effet, son comportement, face à la situation qui prévaut, s’assimile à un acte de haute trahison à l’encontre de la Patrie. Ainsi, au-delà même de la justice des hommes, et, face à la gravité de tels agissements, le tribunal de l’histoire se montrera implacable.
Souleymane KONATÉ/Duniya kibaru.net

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