LA FRANCE S’OPPOSE À L’INTERVENTION DES FORCES RUSSES DANS LA LUTTE CONTRE L’INSÉCURITÉ ET LE TERRORISME AU MALI

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La France a réagi suite aux révélations de l’agence de renseignements britannique Reuters quant à un supposé accord entre les autorités maliennes et le groupe russe, de sécurité privée, dénommé Wagner. Par la voix de son ministre des armées, Florence Parly et de son ministre des affaires étrangères, Jean Yves Le DRIAN, l’ancienne puissance coloniale a fermement exprimé son opposition sur un éventuel contrat entre Wagner et l’État malien dans la lutte contre le terrorisme et l’insécurité dans le contexte actuel.

Récemment, l’agence de renseignements britannique, Reuters avait révélé un rapprochement de partenariat entre le Mali et le groupe Wagner, spécialisé dans le cadre de la sécurité. Cette agence, en l’occurrence, Reuters était allée jusqu’à définir les contours d’un éventuel contrat entre les deux parties.
Suite à ces révélations, ce sont deux hautes personnalités françaises qui ont réagi pour exprimer le désaccord de la France, dont la ministre des armées, Florence Parly et le ministre des affaires étrangères, Jean Yves Le DRIAN. Pour ces différentes autorités sus – citées, il n’est pas question de sceller un accord avec ces forces russes, allant jusqu’à évoquer l’engagement militaire français au sahel et de tous les efforts fournis par la France depuis l’avènement des groupes armés dans cette zone. Le ministre des affaires étrangères a même rappelé que si cette situation s’avérait, cela mettrait fin à la présence de la France au Mali et par conséquent serait incompatible avec l’action des partenaires internationaux et sahéliens du Mali engagés dans cette crise sécuritaire. Elle justifie cette éventuelle mesure du fait d’une divergence d’approche entre la France et le groupe Wagner au plan militaire. Autrement, la France trouve contradictoire et incohérent cette éventuelle présence russe avec tout ce qu’a été entrepris au Mali par elle.
Interrogées sur la question, les autorités maliennes ont laissé entendre aux journalistes que rien n’avait été signé avec le groupe Wagner mais qu’elles sont entrain de discuter avec tout le monde pour se sortir de cette crise.
Il faut dire que dans cette affaire, la prise de position de la France, caractérisée par son refus catégorique de cautionner un éventuel partenariat entre le Mali et la société russe Wagner suscite déjà indignation et incompréhension au sein de l’opinion publique malienne. Pour cause, selon bon nombre de maliens et d’observateurs, la France a déjà dévoilé ses limites dans ce combat contre le terrorisme au sahel au regard de l’aggravation de la situation au Mali notamment et qu’il est tout à fait légitime de changer ou de diversifier ses partenaires pour assurer sa sécurité.
C’est sans ambages, pour s’inscrire dans cette logique que les dirigeants de la transition ont entrepris cette nouvelle démarche consistant à mener des discussions avec plusieurs partenaires. Si pour les plus dibutatifs l’intervention de para-militaires russes n’ira pas au-delà des piètres résultats enregistrés par Barkhane, d’autres déclarent qu’il serait toujours mieux de quitter le giron français et d’expérimenter de nouveaux partenaires.
Une chose est certaine, un adage populaire, relatif à la compétitivité, clame ceci « : On ne change pas une équipe qui gagne. » Par contre, l’équipe engagée sur le terrain du terrorisme au Sahel et au Mali, et, représentée par Barkhane est loin de proclamer sa victoire. Par ailleurs, l’ancien colonisateur gagnerait à séduire par des preuves tangibles sur le théâtre des operations que de se contenter de discréditer de potentiels adversaires susceptibles de le concurrencer au sahel. D’ailleurs, la France a reconnu sa défaite, à travers l’annonce du retrait progressif de ses forces au sahel qu’elle compte suppléer par la force européenne Takuba.
Or, c’est au Mali, en tant qu’équipe concernée qu’il revient de proposer ses remplaçants sur le terrain au nom de sa souveraineté. Dans ce contexte, signer ou ne pas signer avec Wagner, il est question de responsabilité et force est de faire prévaloir l’intérêt supérieur des maliens et de la nation par dessus tout avant toute prise de décision.

La Rédaction / Duniya kibaru.net

2 Commentaires

  1. Bien dit !

    Je retiens le dernier paragraphe de l’article. Vu que le terrorisme est le cheval de Troie d’une guerre de positionnement au Sahel,
    Il revient aux Maliens de savoir où mettre les pieds.

    Comme antérieurement signalé, il n’y a pas de hasard en géopolitique.

    La France perdant de l’influence dans ses colonies, gigote dans tous les sens pour
    Sauvegarder ce qui reste, j’allais dire ce qui lui revient de droit…

    Le fusil n’a fait que changer d’épaule avec l’arrivée des paramilitaires russes.

    Aux Maliens d’allumer leurs esprits et de savoir tirer son épingle du jeu.

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