INVESTITURE DE L’EXÉCUTIF DE LA TRANSITION POLITIQUE : BAH N’DAW ET ASSIMI GOÏTA ONT PRÊTÉ SERMENT

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C’est ce vendredi matin, 25 septembre 2020, devant la Cour Suprême, qu’a eu lieu les investitures du Président et Vice-président de la transition politique dans notre pays. En effet, Bah N’DAW et Assimi GOÏTA ont respectivement prêté serment. C’était en présence du médiateur de la CEDEAO ainsi que du seul Chef d’État, le président Bissau guinéen, Umaro Sissoco EMBALO.

Désignés depuis le mercredi 21 septembre 2020, par un collège constitué de militaires et des membres de la société civile, le Président de la transition, le Colonel-major Bah N’DAW et le Lieutenant-colonel Assimi GOÏTA ont été investis aujourd’hui. Leur prestation de serment s’est fait en présence du médiateur de la CEDEAO dont l’ancien Président nigérian Goodluck JONATHAN et du seul Chef d’État, le Président Bissau guinéen, Umaro Sissoco EMBALO, qui n’était pas attendu à cette cérémonie.
Tout vêtu de blanc, le Président désigné de la transition, Bah N’DAW dans sa prise de parole a d’abord fait observer une minute de silence à la mémoire de tous ceux tombés pour le Mali et a également remercié la junte pour son esprit patriotique puis le Président Bissau Guinéen pour avoir honoré la cérémonie d’investiture de sa présence. Les points forts de sa prestation de serment ont été le respect de la Constitution, la Charte de la Constitution, l’intérêt supérieur de la nation, la garantie de l’unité nationale, l’intégrité du territoire national, les acquis démocratiques, les Accords et engagements signés par le Mali, la réalisation de l’unité africaine.
Rappelons que deux moments dans l’allocution de Bah N’DAW furent fort applaudis. Il s’agit de sa déclaration selon laquelle il mettra fin aux perversions observées lors des processus électoraux et de son futur combat contre la corruption. Et, sur ce dernier point, il dira qu’il mettra fin à l’impunité et que l’argent public est sacré. Son investiture fut suivie par celle d’Assimi GOÏTA, dans sa traditionnelle tenue de camouflage.
Au cours de cette cérémonie, le Procureur, s’adressant directement au Président de la transition, a abordé la question des personnalités détenues lors du coup d’État et a souhaité que ceux-ci soient présentés à un juge si des choses leur étaient reprochées. Après quoi, il a rappelé l’énormité du défi qui attend les deux hommes investis, à savoir, l’éducation, l’apaisement du climat social, la santé, l’organisation des élections et bien d’autres encore.
Disons que si cette cérémonie a brillé par l’absence généralisée des autres Chef d’État de la CEDEAO, cela peut se traduire par un certain nombre de raisons. Il s’agit par exemple du fait que la désignation de ces deux personnalités n’avait suscité aucune réaction de la part des dirigeants de la CEDEAO. Notons par ailleurs que les sanctions à l’encontre du pays sont toujours maintenues en dépit de ces deux actes majeurs posés par la junte militaire. Ajouté aux deux arguments précédents, il est clair que l’une des exigences incontournables de la CEDEAO dont la nomination d’un premier ministre n’est toujours pas effective. Enfin, la réticence des Chefs d’État de l’organisation sous régionale pourrait être imputable au flou qui règne dans la charte devant régir la transition politique. En effet, une clarification des rôles du Président et du Vice-président avaient été requis par la CEDEAO.
Dans tous les cas, ce qu’il faudra surtout retenir de cette cérémonie d’investiture, ce sont les points saillants du discours du Président de la transition qui retracent véritablement les aspirations les plus légitimes du peuple malien en ce moment. Seulement l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Autrement dit, la beauté du discours ne saurait combler les attentes s’il n’est réellement mis en œuvre à la satisfaction générale. De toute évidence, les maliens seront très regardants sur l’ensemble des actes de leurs nouveaux dirigeants pour s’assurer que les promesses ont été tenues. En attendant d’être édifiés dans les jours à venir, nous souhaitons bonne chance à ceux qui ont aujourd’hui la lourde tâche de mener le bateau battant pavillon Mali à bon port.
LA RÉDACTION/Duniya kibaru.net

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