GOODLUCK JONATHAN À BAMAKO : QUEL SERA LE VERDICT DE LA CEDEAO FACE AUX SANCTIONS ?

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Depuis la désignation partielle des membres de l’exécutif de la transition politique, la CEDEAO n’a pas eu de réactions, jusqu’à l’arrivée de son émissaire, Gooluck JONATHAN à Bamako, ce mercredi 23 septembre 2020. En effet, la désignation du Colonel-major Bah N’DAW et du Colonel Hassimi GOÏTA, respectivement Président et vice-Président de la transition, aucune déclaration de la CEDEAO n’a fusé. Quel sera donc le verdict, après cet évènement majeur, dans cette crise institutionnelle ?

La junte militaire, après avoir finalement dévoilé aux maliens, les premiers noms de ceux qui auront la lourde tâche de mener la transition politique, est maintenant dans l’attente du verdict de la CEDEAO. Il est vrai que les Chefs d’État, de l’organisation sous régionale, avaient lancé à Assimi GOÏTA et à ses hommes un ultimatum qui expirait le mardi 22 septembre dernier.
Bien qu’ayant été dans le délai imparti, cet acte majeur, pour l’avancée du processus de transition, n’a pas eu pour effet de faire réagir la CEDEAO. Se réservant de toute déclaration, elle s’est contentée d’envoyer son émissaire dont l’ancien Président nigérian Goodluck JONATHAN, dans notre capitale. Aussi, son séjour, prévu, dans les normes, pour durer 48 heures, doit pouvoir lui permettre de faire une analyse objective de la situation actuelle.
Par ailleurs, le constat de l’état des lieux et son entretien d’aujourd’hui avec le chef de la junte, le Colonel Assimi GOÏTA, seront déterminants pour motiver la décision de la CEDEAO quant à la levée ou au contraire le maintien des sanctions à l’encontre du Mali.
S’agissant du pronostic sur ce que vont décider les Chefs d’État, rien n’est encore moins sûr, si l’on se focalise sur les critères dans le choix des membres de l’exécutif de la transition. Notons qu’à ce sujet, la CEDEAO avait exigé que ceux-ci soient des civils, excepté le vice-Président. Cependant, la nomination du Président à la tête de l’exécutif transitoire alimente quelque peu la confusion. En effet, si l’occupation du poste de vice-président par Assimi GOÏTA est moins polémique, celle de Bah N’DAW attise la polémique du fait de son statut d’ancien militaire à la retraite. Donc, dôté d’une double casquette civil et militaire. En plus, à ce duo de porteurs d’uniformes, manque un premier ministre qui doit être civil lui aussi.
C’est surtout l’absence de ce dernier qui risque fort bien de peser lourd dans la balance de décision pour infléchir la position de la CEDEAO, quant aux sanctions en cours. Ainsi le suspense reste toujours de mise jusqu’à la prochaine décision des Chefs d’État, prévu ce vendredi prochain.
En attendant, c’est le peuple malien dans son ensemble qui croise les doigts jusqu’au verdict final.
Souleymane KONATÉ/Duniya kibaru.net

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