FIN DE L’IMPUNITÉ POUR LES ASSASSINS DE BIRAMA TOURÉ: ARRESTATION DU GÉNÉRAL MOUSSA DIAWARA

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L’arrestation du général Moussa Diawara, le jeudi dernier, 29 août, atteste d’un rebondissement dans l’affaire Birama Touré. Les proches parents et collaborateurs du journaliste d’investigation, du journal disparu depuis 2016, ont longtemps attendu ce moment. Mais comme le dit le dicton, « Le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes. » Cette interpellation hautement symbolique, de l’ancien patron des services de renseignements, est un signal fort que la traque contre les auteurs et complices de la disparition de Birama Touré est désormais en marche.
Cela fait deja 5 ans que le journaliste d’investigation, Birama TOURÉ, de l’organe de presse a disparu. Fortement soupçonné, le fils de l’ancien President déchu, Karim Keita, aurait bénéficié de complicité au plus haut niveau des rouages du pouvoir. Et, dont l’ancien directeur des services de renseignements, le général Moussa Diawara.
Il faut rappeler que cet homme a dirigé la sécurité d’État (SE)durant toute la présidence d’IBK. Aussi son nom a plusieurs fois été mentionné dans cette affaire embarrassante par certains journaux dont notamment « Le sphinx  » qui avait d’ailleurs retracé tout le film de l’enlèvement du journaliste jusqu’à sa mort. C’est cela qui a certainement motivé cette action d’arrestation du général par le doyen des juges du tribunal de la Commune 4 de Bamako. En plus cette période de transition est un moment propice pour engager des poursuites de ce genre car il y a des chances qu’elles ne se heurtent à aucune forme de trafic d’influence. Or ce genre d’action aboutit rarement lorsqu’un pouvoir régulièrement constitué est en place. La preuve est qu’aucune machine judiciaire n’avait pu se mettre en branle sur cette sombre affaire quand le défunt régime était encore aux affaires et que Karim Kéita dit Katio jouissait impunément du privilège de nommer et de démettre les ministres. Bien au contraire toute tentative de faire jour sur ce drame s’était vue buter à l’hostilité des princes du moment. D’où l’exile forcé en France du directeur de publication du même journal , Adama Dramé et du fin limier, le célèbre inspecteur de police Papa Mambi Keita, surnommé l’épervier du Mandé. En effet, ces deux hommes, tous deux reconnus pour leur rigueur dans les investigations, étaient parvenus à la conclusion selon laquelle Birama Touré n’était plus en vie.
Disons qu’avec le mandat d’arrêt international lancé contre l’ex – filston national et la récente arrestation du général fêtard, friand de choses mondaines, les pièces du puzzle ont commencé à se constituer. Seulement, la justice devra tout mettre en oeuvre pour que cette affaire aboutisse à un verdict et à des condamnations s’il ya lieu, dans les limites de la présomption d’innocence. Cela aura le triple mérite d’éventrer le sinistre mythe de l’intouchabilité, de mettre fin au cycle infernal de l’impunité et de dissuader d’éventuels criminels en col blanc.
Dans tous les cas, l’heure de la justice a sonné et la peur semble désormais avoir changé de camp. Que force reste à la loi et que le droit soit dit pour Birama Touré et à l’avenir pour chaque malien.
Pour la liberté d’expression. Plus jamais ça.
Souleymane KONATÉ / Duniya kibaru.net

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