CULTURE DU COTON BIO AU MALI: LES ENJEUX D’UNE TRANSITION AGRO-ÉCOLOGIQUE PRÉVISIBLES

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En rappel, le Mali est un excellent pays producteur du coton conventionnel sans appel. Pour une meilleure cohabitation avec le coton biologique, les autorités maliennes ont préféré organiser un atelier de concertation nationale. Lors duquel les partenaires techniques et financiers ont massivement effectué le déplacement.
Dans son discours d’ouverture des travaux, Lassine Dembélé a reconnu que le coton contribue à hauteur de 15% au PIB national et 11% de produits d’exportation. Et que l’Etat se fixe comme objectif majeur d’accompagner les producteurs à une protection écologique pour une transition réussie entre coton biologique et coton conventionnel.
Dans un exposé d’une dizaine de minutes, d’un document estimé à unequarantainee de pages, le spécialiste Bernard Laguerre a souligné l’impact environnemental lié à la culture du coton conventionnel. Pour lui, cette ancienne pratique engendre la pollution des cours d’eau et des nappes souterraines ; la pollution de l’air par les gaz à effet de serres ; l’appauvrissement des sols cultivables dû à l’usage des acides ; la destruction de la faune et de la biodiversité suite à l’utilisation des pesticides.
Par contre, avec la culture du coton biologique au Mali, Bernard Laguerre a expliqué qu’au niveau mondial, le Mali est un petit acteur. Seulement avec 2,6% de sa production nationale, soit une production de coton bio quasi inexistante à niveau mondial (0,03%). À base de statistiques, il a jugé que l’industrie cotonnière du Mali répose essentiellement sur la production qui n’engendre que peu de création de valeur.

A. C. /Duniya kibaru.net

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