Les enseignants des collectivités sur le pied de guerre !

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Cette année scolaire prévoit déjà des mouvements de perturbation. Pour cause, les enseignants des collectivités territoriales qui avaient fortement manifesté pour l’amélioration de leurs salaires sont déjà, par anticipation, sur le pied de guerre par rapport aux promesses faites à propos par les autorités compétentes. Cette posture, dans laquelle ils se trouvent, n’augure rien de bon, à en juger par la fermeté des propos issus des rencontres déjà tenues par la synergie des enseignants consernés.

Il avait été signé précédemment entre l’UNTM et le gouvernement malien un accord pour une majoration estimée à 20 %  sur le salaire de base. Une promesse qui avait enchanté et égayé plus d’un enseignant. Il faut noter que cette revendication a pour fondement l’article 39 du statut particulier de l’enseignant qui stipule que toute majoration des fonctionnaires s’applique également au statut particulier de l’enseignant, donc à celui des collectivités. En guise de rappel, pour confirmation quant à l’application de cette mesure salutaire, plusieurs courriers ont été adressé aux autorités, à l’issue desquels, le premier mininstre Boubou CISSE initia une audience avec le directoire de la synergie, au cours de laquelle il rassura de l’effectivité de cette augmentation de salaire d’ici fin 2019.  

Craignant cependant la bonne foi des autorités, le directoire décide d’anticiper leurs actions pour parer à toutes éventualité. D’où le meeting d’informations tenu ce jeudi 21 décembre par lesdits enseignants. De cette rencontre, il a été souhaité, par l’écrasante majorité, d’observer une trêve jusqu’à la perception du dernier bulletin de salaire de cette année, qui devra en principe constater la majoration annoncée par la nouvelle mesure promise. Au cas contraire, des dispositions énergiques et appropriées devront être envisagées selon les participants.

Ces différentes actions entreprises par les syndicats ont conduit ce mercredi 27 novembre 2019 à une entrevue avec le ministère de l’éducation pour une séance de travail suspendue à la demande de la partie gouvernementale et qui doit se prolonger demain jeudi 28 novembre à partir de 11 heures. Il s’agit sans doute de discussions avec le directoire sur les questions relatives à leurs revendications.

C’est dire que cette année, tout comme la précédente, risque de connaitre de fortes perturbations, car les syndicalistes, déterminés et excédés par des promesses non tenues ne sont plus prêts à se la faire conter. Affaire à suivre…   

                                                                                                                                                Souleymane KONATE     

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