MALI : L’ASSOCIATION « YEREWOLO TON » DEMANDE LE DÉPART DE LA FRANCE ET DE SES ALLIÉS

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L’association « Yèrèwolo ton » a tenu son meeting ce vendredi 10 janvier. Prenant son envol à partir de 14 heures, le meeting s’est achevé vers 17 heures. C’était au boulevard de l’indépendance à Bamako Coura. Le thème abordé était le départ de la France ainsi que de ses alliés engagés dans la crise sécuritaire au Mali.

Ce meeting, organisé par l’association « Yèrèwolo ton », a drainé du monde. En effet, c’était en présence de très nombreux militants, composés de partis politiques d’associations, et d’étudiants. Dans cette marée humaine, on pouvait identifier certaines personnalités dont le Dr. Oumar MARIkO, du parti SADI et l’honorable Moussa DIARRA.

 En fin orateur, comme à ses habitudes, le Président du parti SADI enflamma la foule lorsqu’il prit la parole. Selon lui, le problème du centre du Mali est purement politique et qu’il n’y a jamais eu de problèmes ou d’animosité entre peulhs et dogons. Il renchérit en déclarant que cette crise, qui oppose ces deux communautés, qui ont toujours vécues en bonne intelligence, profite bien à certains. Au cours de ce meeting, des slogans tels que : « À bas la France », « La France et ses alliés dégagent», « Dégage Boubou CISSÉ », « Vive la Russie », « Stop au génocide de la France au Mali », « Danger de mort à la France et ses alliés », « On veut nos FAMAS à Kidal », ont été scandés.

Aussi, dans son appel pour sauver la patrie, le Collectif des Associations des Jeunes du Pays Dogon (CAJPD), a brandi une banderole qui présentait le sinistre bilan de la situation au centre du pays. Parlant du pays dogon, il fit allusion à un drame qui dure trois ans et a évoqué le chiffre de mille morts en une seule année. Dénonçant vigoureusement cette situation qu’il juge inacceptable, le collectif s’indigna en ces termes : « Trop c’est trop, nous avons droit à la vie. Trop c’est trop, déjà la famine au pays dogon. » 

L’honorable Moussa DIARRA prit à son tour la parole. Épée à la main, il s’adressa aux militants en ces termes : « Nous allons égorger tous les ennemis de la nation avec cette épée. » Puis laissa entendre : «Tous les problèmes du Mali, c’est la France ». Continuant de fustiger la France, dans son discours, l’honorable effleura la question de l’invitation adressée par le Président Emmanuel MACRON aux différents chefs d’État du G5 sahel. À ce sujet, il exprima à la fois son indignation et son incompréhension, du fait que ce soit le Président français qui demande à ces chefs d’État de venir clarifier leur position, quant à la présence de l’armée française dans leur pays respectif.

Pour Moussa DIARRA, c’était plutôt à ces présidents de la république, des pays concernés, de demander à MACRON de venir s’expliquer sur le rôle réel de la France au sahel. Pointant du doigt l’ambigüité ou le double jeu de cette dernière dans la crise au Mali, l’honorable déclara : « Si la France clarifie sa position, la guerre au Mali ne durera pas un mois ».

Si le meeting était essentiellement basé sur le départ de la France et de ses alliés, il faut noter que d’autres sujets ont été abordés. Il s’agit entre autres de la situation du militant et activiste Kémi SÉBA, dont la présence à ce meeting n’a pas été souhaitée par les autorités maliennes. D’ailleurs, à propos, un enregistrement audio a été diffusé à la foule et dans lequel l’intéressé déclarait qu’on ne peut empêcher une idée de voyager et que même mort, de nombreux Kémi SÉBA naitront pour continuer la noble lutte qu’il mène depuis un certain temps. Aussi, il invite à s’unir pour le combat panafricain.

Par ailleurs, les manifestants ont saisi l’occasion pour désavouer le Président de la république Ibrahim Boubacar KEITA en dénonçant avec la dernière énergie certains de ses propos. En effet, ce dernier aurait avancé qu’en cas de départ de la France comme cela est sollicité par certains, qui irait donner à manger et à boire à nos FAMAS ?

Suite à cela, la question de la double nationalité d’IBK, malienne et française, avait également été évoquée. D’autres manifestants allant jusqu’à dire qu’il était un gouverneur français, agissant, pour le compte de la France, au détriment du Mali. En tout cas, à l’issue de ce meeting, les manifestants et organisateurs promettent d’aller au bout de cette lutte, au péril de leur vie, pour un Mali en paix, unifié et souverain.

Souleymane DIALLO/Duniya kibaru.net         

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