LES HABITANTS DE FARABOUGOU ONT-ILS ÉTÉ ABANDONNÉS PAR LES FAMAs, LA FRANCE ET LA MINUSMA ?

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Cela fera deux semaines, jour pour jour que nos compatriotes de faradougougou vivent dans la terreur, encerclés par de présumés terroristes. Coupés du monde extérieur, de toute aide et de toute forme d’assistance, les habitants de cette localité avoisinante de Ségou semblent visiblement abandonnés.

Il y a déjà deux semaines de cela que nos compatriotes de Farabougou, où vivent 3000 âmes, dans la commune rurale de Dogofry, sont sous embargo, encerclés par une horde de présumés terroristes. Complètement coupés du monde extérieur, sans aide ni assistance, nos infortunés concitoyens, de cette localité aux environs de Ségou, vivent sous la terreur de forces obscurantistes. Pour mieux asseoir leur siège et renforcer l’isolement des habitants de Farabougou, ces ignobles preneurs d’otages civils sont allés jusqu’à dynamiter le seul pont qui reliait la zone occupée à Dogofry.
En dépit du risque de famine qui menace sérieusement les otages et des crises sanitaires graves dont ils peuvent être victimes, il n’y a pour l’heure aucune action visible et concrète pour les secourir, ni de la part de nos FAMAs, ni de la force Barkane et, encore moins de la MINUSMA. Rappelons que déjà cinq personnes, qui tentaient d’échapper à leurs sanguinaires de bourreaux, ont été froidement et lâchement abattues.
Un signal fort donc à l’endroit de toute tentative d’évasion. Cette écœurante situation suscite déjà de très vives réactions quant à la passivité déconcertante des acteurs garants de l’ordre, de défense et de sécurité dans notre pays. Cette sinistre affaire fait rejaillir, sans ambages, la question du rôle réel ou du moins l’utilité de toutes ces forces étrangères stationnées dans notre pays. C’est vraiment incompréhensible qu’en dépit du nombre impressionnant des soldats de la MINUSMA et de toute la logistique en sa disposition, les terroristes soient encore aux portes de Bamako.
Les maliens ont toujours scandé l’hypocrisie de la communauté internationale face à la situation qui prévaut. Et, notamment, le paradoxe de la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, à travers la force Barkane. En effet, de récents évènements attestent cela. Il s’agit à titre d’exemples du relâchement des djihadistes, récemment libérés contre otages, près de Tessalit, épicentre du terrorisme, de l’avancée fulgurante des terroristes sur l’ensemble du pays et la réticence affichée au soutien matériel et financier du G5 Sahel.
Aussi, face à ce sombre épisode que nous livrent les évènements de Farabougou, les questions, qui taraudent vraiment les esprits les plus avisés, sont celles de savoir jusqu’à quand ira cet éhonté état de siège de nos compatriotes et pendant combien de temps encore ces otages tiendront, dans cette descente aux enfers programmée. Quant à savoir les causes de cette montée en puissance, caractérisée par des attaques répétées, des présumés terrorismes, il faut dire qu’elle intervient après la libération de plus de 200 djihadistes, relâchés dans la nature contre la remise en liberté des otages, Soumaïla CISSÉ, Sophie PETRONIN et compagnie.
Dans tous les cas, le Mali paye aujourd’hui encore, tout comme hier, le prix fort de ce marchandage, aux relents suicidaires. Après Sokoura, près de la frontière Burkinabè, c’est au tour de Farabougou.
C’est dire que le cycle infernal des attaques et des prises d’otage en cascade, suit allègrement son cours, sous le regard impuissant des uns et la complicité passive des autres, au grand dam des populations, victimes collatérales d’un complot international, ourdi contre la mère-patrie, le Mali.
Souleymane KONATÉ/Duniya kibaru.net

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