TROUBLES EN MILIEU UNIVERSITAIRE : AFFRONTEMENTS MORTELS ENTRE MEMBRES DE L’AEEM

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Pistolets, machettes, gourdins, gaz lacrymogène anti-personnel et lance pierre composent encore l’arsenal guerrier des membres de l’AEEM (Association des Elèves et étudiants du Mali). Tels des membres d’une unité militaire de combat, en mission, ils n’ont aucun scrupule à défendre leur trône, quitte à livrer batailles sanglantes, même contre les leurs. Ce scénario justifie à suffisance le comportement barbare d’hier, lundi 12 octobre 2020, de certains membres de l’AEEM de l’UIG (Institut Universitaire de Gestion). Ils se sont affrontés sans merci à coup de pistolet et machette ; des blessés graves, au moins 5 ont été transportés à L’hôpital Gabriel Touré. Parmi eux, un décès enregistré ce mardi 13 octobre 2020.

L’AEEM de Chaque Université du Mali est dirigée par un secrétaire général élu par les étudiants eux-mêmes, pour un mandat d’un an, dans le but de défendre leurs causes. Chaque année, un renouvellement du bureau exécutif a donc lieu. En général, les membres du bureau sortant trouvent des compromis, entre-eux, quant au choix du nouveau secrétaire général, pour éviter qu’un candidat indépendant ne vienne les détrôner. C’est dans les préparatifs de ces circonstances qu’une élection stratégique des responsables des différentes classes a d’abord lieu, ces responsables de classes finissent par devenir des alliés potentiels dans un but ultime : le choix du secrétaire général. C’est cette mise en place des responsables de classe et les problèmes liés à la gestion du Parking qui ont conduit à l’incident. Les membres, en désaccord avec les principes, qui ne connaissent ni ménagement, ni diplomatie, n’ont eu recours qu’ à la violence, dans toute sa crudité, comme mode de gestion du différend qui les opposait. Transformant ainsi la scène en une tragédie macabre, digne d’un film de gangsters à Hollywood. Sans retenue, les protagonistes ont vite fait de se taillader à coups violents avec des objets contondants et ont même fait usage d’armes à feu.

Il a fallu l’intervention rapide de la police pour disperser ces guerriers, pardon, ces étudiants et limiter les dégâts qui se sont élevés à au moins cinq blessés graves, hier lundi, qui ont été transportés à l’hôpital Gabriel Touré. Une information, de première heure, a annoncé le décès d’un des bléssés, reconnu sous le pseudonyme de Jordan. Quant au corps enseignant, nul ne pourra lui reprocher d’avoir décrété soixante-douze heures de grève, en entendant une atmosphère paisible et favorable au travail.
Nos universités, connaissent depuis des années ce genre de situation qui n’honorent point une école sérieuse, sous le regard passif, voire complaisant de tous. Le nouveau gouvernement de transition doit prendre des mesures, juste pour la gestion de tels incivismes, au bénéfice d’une école sans violence et performante.
Nous prions pour le repos de l’âme du disparu et souhaitons prompt rétablissement aux malades
Mohamed TRAORÉ / Duniya Kibaru.net

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