REPRISE DES COURS AU MALI : LES ÉLÈVES DES ÉCOLES PRIVÉES EN CLASSE, CEUX DU PUBLIC DEHORS

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Suite à la pandémie de la COVID 19, l’ensemble des écoles du Mali avaient fermé sur ordre du gouvernement. Cependant, à la faveur du déconfinement progressif, la reprise des cours était prévue pour le mardi 02 juin dernier, sur toute l’étendue du territoire. Mais, si les élèves des écoles privées ont regagné leurs classes, tel ne fut pas le cas pour ceux du public, pour cause de grève des enseignants.

Fermées pour cause de corona virus, les écoles devaient normalement rouvrir, le mardi 02 juin dernier, sur toute l’étendue du territoire national. Cependant, la reprise effective des cours ne fut pas constatée pour tous les élèves. En effet, si les écoliers évoluant dans les établissements privés ont bel et bien regagné leurs classes, ceux des écoles publiques sont toujours à la maison, non pas pour raisons de confinement, cette fois, mais pour une raison toute autre.
Bien entendu, les cours au niveau des écoles étatiques ont été paralysés à cause du mot d’ordre de grève des enseignants, signataires du 15 octobre 2016, qui ont appelé au boycott des cours jusqu’au vendredi 05 juin 2020.
Cette situation est la résultante de l’échec des négociations récemment engagées entre le gouvernement et les syndicats grévistes. Il faut rappeler que la pomme de discorde entre les deux parties demeure les conditions d’application de l’article 39. Même s’il faut reconnaitre une nette amélioration proposée par l’État. Pour les enseignants, il s’agit d’appliquer strictement l’article en question ou rien.
Dans ces conditions, le citoyen lambda malien est en droit de s’interroger quant à la sincérité de cette reprise des cours si celle-ci devait se faire partiellement. Il est évident que des élèves sont pénalisés au profit de d’autres, sur le même territoire, quand ces derniers devront présenter les mêmes examens.
En tout cas, aussi amer soit-il, au rythme où vont les choses, le constat est que nous risquons d’assister à une année blanche. Pour cause, l’intransigeance ou la manifestation de l’égo surdimensionné des acteurs en présence, dans cette crise, ne présage rien de rassurant pour l’ensemble des élèves et parents d’élèves.
En attendant les prochaines négociations, espérons que les protagonistes, dans ce bras de fer, reviendront à de meilleurs sentiments pour le bonheur des enfants qui ne sont que des victimes collatérales.
Kia SISSOKO/Duniya kibaru.net

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