LE RAYON SOLAIRE DE LA SEMAINE DANS LA LOGE DES EXCELLENTS : ENTRETIEN AVEC DOCTEUR MAMADY SISSOKO, PRÉSIDENT DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA PHARMACIE POPULAIRE DU MALI

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Notre quête perpétuelle de découverte, de rencontre et d’entretien avec des personnalités ou simples citoyens, dévouées à la tâche, pour la patrie, et, qui se sont illustrées, par leur culture de l’excellence, dans l’exercice de leur devoir quotidien, nous a conduits au Docteur Mamady SISSOKO, actuel Président Directeur Général de la Pharmacie Populaire du Mali. L’homme, disposant de compétences indéniables dans les rouages de l’administration, présente indubitablement, un parcours assez exceptionnel dont nous nous faisons ici un devoir citoyen de faire découvrir à nos concitoyens, à titre d’exemple, pour la reconstruction nationale. En effet, au-delà de simples éloges fastidieux, nous nous devons plutôt, en tant que média, de porter à la connaissance du grand public, le profil de ce type de citoyen qui œuvrent inlassablement dans l’ombre et l’humilité absolue. Leurs actions devraient pourtant être connues afin d’en inspirer d’autres. Ainsi, la finalité de notre démarche s’inscrit dans une logique de reconnaitre le mérite de nos compatriotes et promouvoir leurs hauts faits. C’est en somme un vivant hommage que nous rendons aux dignes filles et fils du Mali pour la mémoire et pour la postérité.

CONTEXTE DE LA RENCONTRE

L’homme sur qui, nous braquons aujourd’hui nos projecteurs, est Docteur Mamady SISSOKO, puisque c’est de lui qu’il s’agit, actuel Président Directeur Général de la pharmacie populaire du Mali et Enseignant-chercheur à la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de Bamako. L’entretien d’avec l’homme et nous, en tant que média, reste dans le strict cadre de notre ligne éditoriale. C’est donc au cours d’une de nos missions, de découverte, de rencontre et d’interview d’avec les citoyennes et citoyens, dont le dévouement à la tâche, pour la cause commune, ne souffre d’aucune ambigüité. C’est alors cette exigence qui nous a menés à Docteur Mamady SISSOKO, qui nous a été révélé à l’occasion de sa soutenance de thèse de Doctorat en Science de la Gestion. Notre action se justifie par une volonté de promouvoir la culture de l’excellence, dans nos administrations, notamment, ainsi que les milieux socio-politiques, éducatifs, culturels et sportifs. Toute chose qui concourt assurément à l’essor d’un pays.

  • De la biographie de l’homme
    Qui est Dr. Mamady SISSOKO ?

    Marié et père de quatre enfants, ce citoyen malien est né le 15 octobre 1968 à Bamako.
    Détenteur d’une Maitrise en Science Économique, option économétrie de l’Ecole Nationale d’Administration, du Mali en 1995, ce fonctionnaire, Inspecteur de Services Économiques au Ministère de la santé du Mali, depuis 2001, gravira progressivement les marches de l’échelon social. En effet, il décrochera trois ans plus tard, un D.E.A en Macro-économie du programme de troisième cycle inter-universitaire (PTCI) « option monnaie banque et économie international », à l’Université de Yaoundé II SOA.
    Aussi, soucieux d’être davantage en phase avec sa profession, il décrochera en 2004, son DESS en Gestion Hospitalière du CESAC de Dakar. Sa passion pour l’enseignement le conduira en 2001 au poste de vacataire à la faculté. C’est alors de 1999-2012 qu’il sera Assistant à la Faculté des Sciences Juridiques et Économiques de l’Université du Mali.
    Et, la suite logique est le titre de Docteur en Science de la Gestion qu’il décrocha brillamment en 2020, assorti de la Mention Très Honorable avec Félicitations du jury, en présence d’illustres Professeurs.
    Il faut dire que Docteur Mamady SISSOKO, actuellement Président Directeur Général de la Pharmacie Populaire du Mali, est aussi Enseignant-chercheur, à la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion.
    Par ailleurs, mentionnons que Docteur SISSOKO accumula de nombreux autres postes aussi prestigieux les uns que les autres.
    Il s’agit par exemple de celui de Directeur Général Adjoint de l’IOTA qu’il occupa de janvier 2018 à mars 2019.
    Ensuite, il fut jusqu’au 30 décembre 2017, agent de suivi-évaluation à la Cellule d’Appui à la Réforme des Finances Publiques au Ministère de l’Economie et des Finances.
    Il occupa également jusqu’en juillet 2016 le poste de Directeur Général du CHU du Point G.
    Entre 2004 à 2013, il accumula dix ans d’expérience en tant que Manager et Directeur Général Adjoint de l’Hôpital du Point G.
    Polyglotte, Docteur SISSOKO parle huit (08) langues et a visité dix-neuf pays. Passionné de sport, il pratique les arts martiaux et précisément le Taekwondo et ceinture noire en Aïkido. L’homme affectionne aussi bien la musique classique que traditionnelle.
    Toutefois, notons que ces informations ne sauraient aucunement résumer le parcours de notre Rayon solaire de la semaine, en l’occurrence, Docteur Mamady SISSOKO. En effet, un CV assez fourni et suffisamment explicite, sur sa carrière, nous édifierons davantage dans les pages qui suivent.
  • - ENTRETIEN AVEC DOCTEUR MAMADY SISSOKO - DUNIYA KIBARU.net : Veuillez-vous présenter, au grand public, s’il vous plait - Dr. Mamady SISSOSKO : Je suis Dr Mamady SISSOKO, Président Directeur Général de la pharmacie populaire du Mali, Enseignant – chercheur, à la Faculté des Sciences Économique et de Gestion de Bamako.
  • Qu’est-ce qui vous a motivé, en dépit de vos lourdes responsabilités, à vouloir poursuivre dans le cadre des études jusqu’au grade du Doctorat ? quelles sont vos réelles motivations ?
  • Relativement à cette question, je dirai que ma motivation est multiple. Sachez avant tout que je n’ai jamais décroché avec l’université malgré mes fonctions administratives et cela depuis une vingtaine d’années. Pour la petite histoire, j’ai débuté comme vacataire à l’université depuis 2001 et jusqu’aujourd’hui je continue d’enseigner au niveau de cette faculté. Cependant, certaines contraintes relatives à mes fonctions administratives m’ont poussé à prendre un peu de distance. Mais, malgré tout, j’ai continué à travailler sur cette thèse pour d’une part être en phase avec la culture de l’excellence que je me suis personnellement forgée et d’autre part prouver à mes semblables que l’administration ne saurait constituer pour nous une entrave à être au point de l’intelligentsia, en quelque sorte.
  • Parlant de votre ouvrage, proprement dit, pouvez-vous expliquez les motivations qui vous ont porté au choix précis de votre thème de thèse ?

 S’agissant de ma thèse, j’ai voulu faire une analyse du mode de gouvernance sur la performance dans les hôpitaux maliens, une application sur les cinq grands hôpitaux du Mali. Et, cela, pour plusieurs raisons. En effet, pour qui connait un peu les problèmes dans ces structures sanitaires, reconnaitra qu’il y a de quoi s’interroger sur le mode de gouvernance qui y prévaut. Mon humble carrière dans le domaine hospitalier fait de moi un témoin privilégié des différentes difficultés dans les milieux de ces hôpitaux. C’est donc dans un souci d’y remédier, par devoir personnel, en apportant ma modeste contribution que j’ai opté pour ce thème qui, je crois, pourra constituer une solution au niveau de la gestion et du management de ces structures sanitaires. A noter que ma thèse à un triple intérêt, d’abord sur le plan académique il s’ajoutera aux différents travaux peu nombreux dans le domaine de la gouvernance et de la performance des hôpitaux dans un contexte de réformes en Afrique et au Mali en particulier. Sur le plan managérial, il permettra au manager de mieux comprendre les indicateurs de la gouvernance qui influencent la performance des hôpitaux. Sur le plan méthodologique, il propose une démarche qui peut être utilisée pour des recherches futures portant sur la relation qui pourrait exister entre la gouvernance et la performance dans d’autres secteurs.

  • Toujours dans le cadre de vos travaux de thèse de doctorat, quels sont les résultats obtenus et les recommandations formulées, issus de vos recherches ?
  • Les résultats obtenus sont très intéressants et riche en enseignement. Le modèle que j’ai utilisé a permis de toucher du doigt la réalité sur le terrain et cela est très réconfortant. En effet, il s’agit du modèle logit ordonné que les spécialistes connaissent bien. Et, ce qui est intéressant, c’est que ce modèle nous a permis d’obtenir des résultats qui concordent avec les pratiques courantes dans nos structures hospitalières. Le plus important est que nous sommes parvenu à démontrer que le mode de gouvernance a effectivement un effet très positif sur la performance de ces structures. Donc, en substance, plus le management est bien fait, mieux la structure se portera et sera performante. Pour vous donner une idée, en termes plus clairs, c’est que si la gouvernance s’améliorait de 1% le modèle montre que la performance pourrait probablement s’améliorer de 80% dans ces structures-là. Egalement, nos ont mis en évidence un paradoxe intéressant à relever et qui est une réalité de notre société et de nos structures hospitalières. En effet, on s’aperçoit à travers le modèle que les manifestations de la corruption dans ces structures-là ont des effets positifs sur leurs performances. C’est vrai que cela assez paradoxal et voire aberrant mais c’est la triste réalité.
  • Quelles étaient donc ces manifestations ? Il s’agissait par exemple pour nous de voir si le favoritisme, la vente ou le vol de médicaments et les mauvaises pratiques médicales avaient des effets négatifs sur la performance des hôpitaux. Mais ce fut le contraire. Effectivement, les pratiques frauduleuses de certain personnel hospitalier s’ils ont cette opportunité, leurs permettent de mieux s’occuper du patient. Et mieux ils s’occupent du patient, mieux la prise en charge est donc efficace et mieux la performance au niveau de ces structures-là s’améliore. Et puisque nous mesurons quelque part la performance par la meilleure qualité de la prise en charge. Donc plus ces praticiens gagnent des à cotés (pourboires) ou plus ils parviennent à faire écouler leurs médicaments auprès des patients plus ils se montrent disponibles plus motiver et plus professionnel à exercer leur travail. Cependant, ces pratiques ne sont pas à encourager naturellement et voilà pourquoi les managers ou directeurs d’hôpitaux doivent désormais utiliser ces résultats pour essayer de corriger ces aspects en identifiant les raisons qui poussent le personnel à se comporter ainsi et cela en fonction des spécificités de chaque structure. En guise de recommandations, il faut repenser notre système sanitaire, revoir le mode organisationnel et institutionnel des hôpitaux. Il faudra particulièrement mettre l’accent sur la démarche qualité dans ces structures, ce qui pourrait en partie résoudre l’équation d’évacuation sanitaire. Si nous disposons de la qualité de prise en ici qu’ailleurs ; j’estime que le contribuable sera plus satisfait.
  • Vos recherches non seulement dévoilent des pratiques courantes entravant la bonne marche du bon fonctionnement des structures hospitalières mais se proposent également d’en être le remède. Hormis ces pratiques licencieuses en général, y a-t-il d’autres difficultés obstruant le bon fonctionnement de votre service en particulier ?
  • Tout à fait, il y a d’autres aspects tels que l’aspect institutionnel. Il est vrai, que lorsqu’on parle de gouvernance, il faut se situer dans un contexte global mais dans le modèle, nous n’avons pas pu analyser l’aspect institutionnel. Cependant, il faut reconnaitre que nos structures hospitalières connaissent sont confrontées à d’énormes difficultés institutionnelles et comme mentionné dans nos recommandations, il va falloir repenser tout cela afin d’avoir des solutions durables.
  • Pourriez-vous nous ressasser en filigrane les obstacles auxquelles vous avez été confronté dans votre quête de ce grade de Doctorat ?
  • Honnêteté intellectuelle oblige, cela ne va pas sans difficultés. Et, la difficulté majeure dans un premier temps, à l’instar de tout chercheur, réside dans la collecte des données scientifiquement acceptables. J’ai consacré et perdu assez de temps à la recherche de données statistiques fiables malheureusement je n’en ai pas trouvé répondant à mes préoccupations. L’évidence est qu’il n’existe presque pas d’informations dans le domaine de la gouvernance hospitalière au Mali. Toute chose qui m’a obligé, afin d’atteindre mon objectif, de financer une activité d’enquête à ma charge. Et, force est de reconnaitre que cela a un coût. D’autres difficultés non moins importantes étaient relatives à mes charges administratives car tout le long de mes travaux de recherche, j’occupais des postes de responsabilité tantôt Directeur Adjoint d’une structure, tantôt Directeur Général ou même PDG. Toutes ces charges cumulées constituaient des difficultés auxquelles j’étais confronté, en plus de la recherche qui, elle-même, exige de l’endurance et de l’abnégation.
  • Quelles sont vos ambitions futures par rapport à ce nouveau grade de Docteur que vous avez brillamment passé ?
  • Comme le disait l’auteur américain John Gratt : « La quête à la perfection est une tendance naturelle. » Mon ambition à moi est de continuer à évoluer dans ces grades post-universitaires, c’est-à-dire poursuivre la recherche et l’enseignement. J’aurai toujours, bien entendu, un pied dans l’administration et un autre à l’université pour essayer d’apporter ma modeste contribution au rehaussement du niveau de la jeune génération car c’est aussi de ça qu’il s’agit. Cela est un devoir de génération. En plus c’est ce cadre que s’inscrit de toute évidence, le système LMD, c’est-à-dire lié le professionnalisme à l’académique. J’ai donc toute la latitude de poursuivre la recherche et, d’ailleurs, avec quelques collègues, nous avons déjà commencé à écrire des articles tirés de la thèse ; alors je compte bien progresser sur la même lancée.
  • Il se trouve, aujourd’hui, que bon nombre de nos administrations publiques, notamment, soient confrontées à des problèmes d’efficience et d’efficacité, suite à l’attitude de certains cadres, qui, une fois intégrés à la fonction publique, manifestent leur désintérêt ou de la réticence au recyclage ou aux formations diplômantes et terminent par la même occasion leur carrière avec leur seul diplôme d’intégration ? Qu’en pensez-vous ?
  • C’est malheureusement une réalité aujourd’hui dans nos administrations. A mon humble avis, je pense qu’un bon cadre est celui qui songe à se cultiver l’excellence et qui essaie de se surpasser en développant chaque jour un peu plus ses compétences personnelles. En d’autres termes, qui ne se contente pas des acquis d’un seul diplôme. Vous conviendrez avec moi qu’en vertu du caractère évolutif même du savoir, un cadre de nos jours, se doit d’être polyvalent et se soustraire de la routine. Cela implique certes le courage et la détermination d’affronter certaines réalités que seules des ambitions personnelles peuvent aider à surmonter. C’est à cela que le vrai cadre se démarque pour acquérir plus tard le statut de technocrate dans l’ultime but de servir valablement son pays auquel il doit le sacrifice de sa personne.
  • À vous entendre, le constat que nous dressons se résume au fait que vous ayez toujours valorisé les études et que votre soif de la quête du savoir est presqu’inassouvie. Quels conseils avez-vous donc à l’endroit de la génération actuelle qui ne manifeste pas forcément le même engouement pour les études et la recherche en général ?
  • Je demande aux jeunes de se mettre davantage au travail afin d’être plus compétitifs. Dans mes classes, j’ai pris l’habitude de m’enquérir du rythme de travail des jeunes étudiants dont j’ai en charge la formation. Je me suis rendu compte que très peu d’entre eux peuvent consacrer 4 à 5 heures de temps aux études et à la recherche en 24 heures. Malheureusement, le reste du leur temps est consacré à des occupations qui non aucun rendement sur leur formation ainsi ils deviennent moins compétents et peu productifs. En termes plus explicites, les jeunes le plus souvent n’ont pas la notion de rationalisation du temps. Aussi, je m’inspire de mon propre exemple pour galvaniser les jeunes. En effet, issu moi-même d’une famille aux revenus assez modestes, seule ma détermination, loin des connections politiques, associatives et autres considérations, m’a valu d’être à ce stade de l’échelon social. Seul le travail paie. Telle est ma devise.
  • Dans nos investigations, il ressort que vous ayez de très nombreux admirateurs, dû à vos compétences professionnelles et à la qualité de votre collaboration, dans le cadre de l’exercice de vos fonctions administratives et académiques. Cependant, vous avez été, par le passé, victime de cabale médiatique. Souhaiteriez-vous en parler ?
  • Non, en fait, je mets cela au compte du passé et que j’ai déjà tourné cette page. Mais si vous le souhaitez, je dirai que certains postes sont assez sensibles et sont le plus souvent sujets à critiques de toutes natures. D’abord, sachez que je suis très réceptif aux critiques en ce sens qu’elles peuvent être essentielles à se surpasser quelles qu’elles soient. Il ne faudrait pas non plus perdre de vue que nous avons l’obligation de rendre compte en tant gestionnaire de la chose publique, donc les critiques positives ont leur place. Mais en l’espèce, c’était effectivement une cabale médiatique, comme vous le dites, visant à me déstabiliser et cela est assez récurrent. L’essentiel pour moi est d’arriver à prouver que nous sommes capables dans ce que nous faisons et que nul ne peut dompter cette volonté, cette ferme détermination et cet engouement d’aller toujours plus loin.
  • Le pays traverse aujourd’hui une crise politique assez délicate. Quel message avez-vous à l’endroit de vos compatriotes, comme contribution, pour essayer de désamorcer cette crise ?
  • La situation actuelle est assez préoccupante et interpelle tout le monde. Le Mali a aujourd’hui besoin de tous ses fils et filles pour se sortir de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons en ce moment. Ce que je préconise par-dessus tout, c’est qu’on se tienne le langage de la vérité, à tous les niveaux et cela dans la sincérité la plus absolue. Au stade où nous en sommes, il est impératif que chacun fasse son autocritique et accepte que le changement commence par soi afin de repartir sur des bases saines pour le bonheur du Mali.
  • L’interview tire à sa fin, y a-t-il des personnes que vous souhaiteriez remercier en particulier pour la réalisation de cette œuvre ?
  • La réalisation de cette œuvre a été rendue possible grâce au doyen et mon cher Professeur Papa Ousmane KANTÉ, mon collègue Dr Youssouf MOULAYE dont l’apport a été capital dans l’élaboration du document, ses encouragements m’ont été très utiles. Également, pour les aspects statistiques, mon jeune collègue M. Cheick O. DEMBELÉ m’a beaucoup aidé car c’est un domaine polyvalent et il fallait solliciter d’autres compétences de part et d’autre. Enfin, mon Directeur de thèse, Pr. Zakari Y. KAKA, pour ses encouragements et surtout pour les précieux conseils prodigués ; qu’ils retrouvent tous mes remerciements les plus sincères.
  • Quel sera pour vous le mot de la fin ?
  • Mon message que je souhaite partager est que l’on peut toujours mieux faire. Nous devons nous sans cesse s’interroger si nous faisons bien ce que nous avons à faire. Si oui, est-ce que pouvons-nous mieux faire encore. Oui, nous pouvons toujours améliorer telle est ma conviction. Il suffit de s’autoévaluer chaque fois, se jauger et viser davantage à battre ses propres records vers l’excellence.
  • DU CV DE L’HOMME
  • Expériences professionnelles
  • Depuis Avril 2019, Président Directeur Général de la PPM,
  • De janvier 2018 à mars 2019, Directeur Général Adjoint de l’IOTA
  • Du 14 août 2017 au 30 décembre 2017, agent de suivi-évaluation à la Cellule d’Appui à la Réforme des Finances Publiques
  • Décembre 2014 à juillet 2016, Directeur du CHU du Point G,
  • Dix ans (2004 à 2013) d’expérience en tant que Manager et Directeur Général Adjoint de l’Hôpital du Point G.
    Durant ces années, nous avons réussi à doter l’Hôpital d’une culture de gestion crédible et d’infrastructures adéquates bien équipées.
  • Depuis mai 2001, Inspecteur de services économiques au Ministère de la Santé du Mali ; à ce titre, j’étais chargé de l’élaboration, l’exécution et la gestion du budget d’un Établissement Public à caractère scientifique et technologique (EPST-CNAM)
  • De 1999-2012, Assistant à la Faculté des Sciences Juridiques et Économiques de l’Université du Mali
  • À ce titre, je suis chargé des cours de Macro-économie et de Croissance Économique ; chargé de TD en Micro-Économie, Économétrie, Statistique et Maths.
  • 1999-2000, contractuel au sein du Groupe Ecobank-Mali.
  • 1999-2001, contractuel à l’Observatoire de l’Emploi et de la Formation (OEF), organe para public des études et d’analyses sur les caractéristiques du marché de l’emploi, les besoins de formation et les activités économiques.

Compétences personnelles

  • Analyse des systèmes de santé et des questions économiques de la santé ;
  • Les finances publiques et la Gestion Budgétaire ;
  • Technique d’Élaboration et Exécution d’un budget (public ou privé)
  • Management des hôpitaux,
  • Économie de la santé ;
  • Analyse de coût et tarification de prestation ;
  • Gestion des ressources humaines ;
  • Analyse Macro-économiques, Économétriques et Statistiques ;
  • Méthodes de résolution de problèmes ;
  • Modélisation Macroéconomique ;
    Compétences organisationnelles/Managériales
  • Leadership avec la gestion quotidienne d’un personnel d’environ 1000 agents, composés de professeurs agrégés, de médecins, de paramédicaux, de manœuvres et des usagers de l’administration,
  • Assistant de recherche à la faculté des Sciences Économiques et de Gestion (FSEG) ayant une bonne capacité d’analyse, d’organisation et de coordination des études et enquêtes socio-économiques. Directeur et membre de jury de nombreux mémoires et de Thèses de Cycle (COFEB-Dakar, Faculté de Médecine, DESS Audit et FSEG). Inspecteur de services économiques depuis 2001, disposant d’une riche expérience de plus de dix (10) ans dans les domaines de la finance publique, de la gestion des entreprises et de l’économie.
    Autres compétences
  • En 2006, réalisation d’une enquête relative au sondage d’opinion du personnel sur le mode de gouvernance de la Direction d’un Hôpital Univers aire ;
  • En 2005, réalisation d’une enquête relative à l’indice de satisfaction des usagers d’un Hôpital Universitaire.
  • En 2001, contribution à l’analyse à l’exécution d’une enquête commanditée par AFROBAROMETRE de l’université de Michigan aux USA.
  • En 2001, élaboration de masque de saisie et traitement des données d’une enquête sur l’excision commanditée par un organe du FNUAP ;
  • 1999-2001, contractuel à l’Observatoire de l’Emploi et de la Formation (OEF), organe parapublic chargé des études et d’analyse sur les caractéristiques du marché de l’emploi, les besoins de formation et les activités économiques.
  • Au sein de cette entité, j’ai contribué à l’analyse des données et à l’exécution de plusieurs enquêtes, dont entre autres :
  • L’Enquête Permanente Auprès des Ménages (EPAM) ;
  • Étude sur l’égalité de la rémunération Homme-Femme au Mali ;
  • Et le bilan de l’emploi « Étude sur le Secteur Moderne » ;
    J’ai participé, également, à l’analyse de l’élaboration des Annuaires Statistiques du Marché de l’Emploi 1999, 2000 et 2001

Les langues

  • Nationales parlées : bambara, Peul, Malinké et Kassonké ;
  • Langues étrangères écrites et parlées : Français ;
  • Langues étrangères lues : Français, Anglais, Arabe et Allemand.

Compétences en communication

  • Séminaire sur la prise de parole en public à Science Po en France 2006
  • Bonnes compétences en communication acquises grâce à mon expérience d’une quinzaine d’années d’enseignement et de management.

Compétence numérique

  • Ancien administrateur d’un CYBER-CAFÉ, je dispose de notions avancées en internet ;
  • Logiciels de traitement de textes utilisés : Word, Excel, PowerPoint et un peu le Access ;
  • Logiciels de traitement de données statistiques utilisés : SPSS, un peu le SPAD et EPI-Info ;
  • Logiciels d’Économétries utilisés : E-views et un peu de SAS ;

Information complémentaire (publications, Projets)

  • Gouvernance et la performance des hôpitaux au Mali : une étude empirique
  • Contribution à l’amélioration de la qualité de l’accueil au service de dermatologie au centre national d’appui à la lutte contre la maladie ;
  • Évaluation des coûts des prestataires Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) ;
  • Étude sur l’indice de satisfaction des usagers et du personnel de l’Hôpital du Point G ;
  • Gouvernance et satisfaction du personnel à l’Hôpital du Point G ;
  • Le rendement de l’éducation au Mali : une analyse empirique ;
  • Étude sur le niveau d’instruction et employabilité au Mali (réalisée) ;
  • Étude sur l’impact de l’éducation sur la réduction de la pauvreté au Mali (réalisée) ;
  • Étude sur les mouvements de capitaux et croissance économique au Mali financée par SISERA (Dakar) dans le cadre de l’appui au GREAT (en cours) ;
  • Projet d’étude sur la libéralisation et croissance économique au Mali : une analyse en Modèle d’Équilibre Général Calculable (projet).

Loisirs
Aime les musiques classiques et traditionnelles, les arts martiaux et pratique le TAE-KWONDO et l’AÏKIDO.

Pays visités
Allemagne, Arabie-Saoudite, Belgique, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Chine, Côte d’Ivoire, Dubaï, États-Unis, France, Italie, Kenya, Maroc, Niger, Sénégal, Suisse, Tunisie et Turquie.

Le développement du Mali est un souhait que nous appelons de tous nos vœux. Cependant, l’ouvre de refondation ou de reconstruction nationale ne saurait être une réalité qu’avec des hommes et des femmes capables, disposant de compétences avérées et entièrement dévoués à la cause de la patrie. Pour cela, le choix de la ressource humaine, affectée des missions bien spécifiques, s’avère déterminant pour relever les grands défis et gagner le pari du développement. Dans le contexte actuel du pays, le temps est certainement venu de valoriser en mettant en pratique ce dicton, bien connu des maliens qui véhicule : « L’homme qu’il faut, à la place qu’il faut ». Voilà pourquoi, convaincu qu’une nation ne connait le développement que par ces propres filles et fils, nous, médias, continuerons à braquer nos projecteurs pour révéler et surtout reconnaitre le mérite de compétences sûres, à l’instar de Dr. Mamady SISSOKO, afin que l’émergence du Mali soit une réalité.

La Rédation/Duniya.kibaru.net

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