Honneur au Mali aux résultats de la 42ème session des CCI du CAMES : 70 maliens inscrits sur les listes d’aptitudes

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Le 9 octobre 2020 dernier, sont apparus les résultats de la 42ème session des Comités Consultatifs Interafricains (CCI) du CAMES. Beaucoup de maliens sont fiers de voir notre jeunesse participer davantage à cette compétition, à l’échelle internationale. En effet, le Mali enregistre 70 inscrits au total avec 63 nouveaux entrants, au grade de maitres assistants; ce qui leur ouvre la voie pour les prochaines compétitions aux grades supérieurs, notamment le prestigieux et fastidieux concours d’agrégation. Aux différents grades pour cette 42ème session, ils sont 5 devenus Professeurs titulaires, 2 Maitres de Conférences et 63 Maitres Assistants. Avec ces 63 nouveaux maitres assistants qui s’ajoutent à ceux des années précédentes, le Mali a de quoi se réjouir d’une bonne pépinière pour les prochaines compétitions de maitres de conférences et du concours d’agrégation.

Place donc au travail pour la production scientifique par l’université. L’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB) enregistre 46 Maitres assistants, 11 pour l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB), 7 pour l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB), 4 pour l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako (USJPB), et 3 pour l’Ecole Normale Supérieure (ENSUP). L’on remarque parmi les 63 nouveaux maitres assistants, plus de 90% de jeunes Docteurs, ce qui donne espoir pour le dynamisme de la recherche dans nos universités parce que, c’est seulement la recherche scientifique qui permet l’accès aux titres du CAMES ; de quoi encourager ces jeunes. Cette pépinière, pour dynamiser la recherche scientifique au Mali, compte fortement sur le soutien des autorités en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en la matière. Cependant, ce soutien à la recherche reste très négligé pour nos universitaires, selon plusieurs responsables syndicaux de l’enseignement supérieur.
Alors que le programme « Comités consultatifs interafricains (CCI) » de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du CAMES, dont l’accord initial date de 1976, fonctionne pour les dix-neuf pays membres comme un cadre commun de gestion des carrières des Enseignants-chercheurs et Chercheurs des Universités et Centres de recherche des États membres. Enseignants-chercheurs et Chercheurs sont l’objet d’une évaluation individuelle des compétences scientifiques et des aptitudes pédagogiques en vue de leur inscription sur les listes d’aptitude aux différents grades de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui sont :
Pour les Enseignants-chercheurs : la Liste d’aptitude aux fonctions de Maître-Assistant (LAFMA) ; la Liste d’aptitude aux fonctions de Maître de Conférences (LAFMC) ; la Liste d’aptitude aux fonctions de Professeur Titulaire (LAFPT). Pour les Chercheurs : la Liste d’aptitude aux fonctions de Chargé de Recherche (LAFCR) ; Liste d’aptitude aux fonctions de Maître de Recherche (LAFMR) ; Liste d’aptitude aux fonctions de Directeur de Recherche (LAFDR).
Le Programme des CCI est doté d’une instance de supervision, le Comité Consultatif Général (CCG), où siègent les Recteurs, Présidents d’Universités et Directeurs Nationaux de la Recherche. Instances d’évaluation, les Comités Techniques Spécialisés (CTS) sont composés des experts des pays membres ; au nombre de 08 (huit), les Comités Techniques Spécialisés se réunissent une fois par an.
Huit (8) disciplines recensées au sein des CTS :

  1. Lettres et Sciences Humaines ;
  2. Mathématiques- physique-Chimie ;
  3. Sciences naturelles-agronomie ;
  4. Sciences Juridiques et Politiques ;
  5. Sciences Économiques et Gestion ;
  6. Médecine-Pharmacie-Odontostomatologie-médecine vétérinaire ;
  7. Sciences et Techniques de l’Ingénieur ;
  8. Sciences et Techniques des Activités Sportives, Jeunesse, Sports et Loisirs.
    À titre de rappel, le CAMES a été créé par les chefs d’État de l’Organisation commune africaine et Malgache (OCAM) à la suite de la Conférence de Niamey en 1968. C’est le 26 avril 1972 à Lomé que fut signée la convention portant statut du CAMES. Depuis sa création, plusieurs missions ont été assignées au CAMES entre autres :
    • Assurer la promotion et favoriser la compréhension et la solidarité entre les États membres ;
    • Instaurer une coopération culturelle et scientifique permanente entre les États membres ;
    • Collecter et diffuser tous documents universitaires ou de recherche ;
    • Préparer les projets de conventions entre les États concernés dans les domaines de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et contribuer à l’application de ces conventions ;
    • Coordonner les systèmes d’Enseignement Supérieur et de la Recherche afin d’harmoniser les programmes et les niveaux de recrutement dans les différents établissements des pays membres.
    En ce jour, le CAMES compte 19 pays membres : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Centrafrique, République du Congo, République Démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée Equatoriale, Madagascar, Mali, Niger, Rwanda, Sénégal, Tchad et le Togo.
    Nous osons espérer que cette situation qui honore notre pays, à plus d’un titre, sera pérenne et qu’elle suscitera un intérêt particulier de la part de nos dirigeants pour une école performante
    Amadou BAMBA / Duniya kibaru.net

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